Questions/Réponses sur l’objectif et l’organisation de la Marche
Ci-dessous la traduction des questions soulevées et réponses apportées par les organisateurs américains de la Coalition internationale de la Marche pour la Liberté de Gaza, sur leur site www.gazafreedommarch.org .
- Dans quel but cette marche pour la Liberté de Gaza ?
Le 27 décembre sera le 1er anniversaire de l’attaque puis de l’invasion de Gaza par Israël. Les tanks ont eu beau quitter la bande de Gaza, le blocus total de ses frontières continue. La Marche pour la Liberté de Gaza montrera aux habitants de Gaza que les citoyens de la communauté internationale ne les ont pas oubliés, et captera l’attention du monde entier sur cette crise humanitaire actuelle. A travers cette action, notamment, nous espérons pousser les leaders des pays participants à dire à Israël : "ça suffit ! Ouvrez les frontières !".
- Comment cette marche va-t-elle pouvoir atteindre ses objectifs, alors que les nombreuses autres manifestations n’ont pour ainsi dire eu aucun impact ?
Une manifestation ou un acte comme celui-ci ne vont pas suffire pour qu’Israël cesse le blocus de la bande de Gaza. Toutefois, nous osons croire que nous avons atteint un moment critique dans l’opinion publique mondiale, avec des citoyens et des gouvernements dont les critiques envers la politique israélienne vont croissant. Nous sommes sur le point d’atteindre le moment où Israël sera forcé d’ouvrir les frontières et de laisser les Palestiniens déterminer eux-même de leur avenir. C’est pourquoi nous avons organisé cette marche et les activités annexes afin d’avoir un maximum d’impact sur les décisionnaires aux USA, en Egypte, en Israël et d’autres pays :
a) en générant une couverture médiatique de l’événement
b) en expliquant aux participants comment ils peuvent répandre l’information dans le monde entier par le biais de leurs communautés et réseaux,
c) en mettant la pression sur les pays qui rendent possible ce châtiment collectif imposé au citoyens de la Bande de Gaza. - Qui sont les organisateurs ? Sont-ils partisans d’une quelconque "solution" au conflit israélo-palestinien ?
Au départ, il y a un groupe d’individus et des organisations qui ont toutes le but de faire en sorte de stopper le blocus de la Bande de Gaza. Les membres ou les soutiens sont nombreux,on peut voir la liste sur le site www.gazafreedommarch.org
La coalition est une assemblée non partisane et n’embrasse aucun projet politique, ni ne propose de solution pour l’ensemble du conflit entre Israéliens et Palestiniens. Ces choses-là doivent être décidées par le peuple palestinien lui-même.
- Qui sont les célébrités ou les notables qui participeront à la marche ? Howard Zinn, Naomi Klein et Aki Kaurismaki, le réalisateur finlandais. Nous espérons et encourageons d’autres signatures ou d’autres participations à la marche.
- Les participants contribuent-ils en tant qu’individus ou en tant que groupes ?
Les deux : étudiants, retraités, enseignants, hommes d’affaire, artistes de partout dans le monde participeront en tant qu’individus. Des groupes vont aussi rejoindre tout le monde au Caire.
- Y a-t-il un rapport entre cette opération et les différentes opérations qui ont tenté d’entrer dans Gaza comme les bateaux de "Free Gaza" et les convois de Viva Palestina ?
Le but est le même : ouvrir le blocus de Gaza. Nous sommes en contact avec eux et travaillons ensemble lorsque c’est nécessaire. Plus il y aura d’ONG visitant Gaza, plus vite le siège pourra être levé . - Les Palestiniens, particulièrement ceux de la Bande de Gaza, ont-ils participé d’une façon ou d’une autre à l’organisation de la marche ?
La moitié des membres du comité de coordination de la coalition américaine sont Palestiniens. Tout a été fait de manière à ce que les organisations de Gaza donnent leur accord aux initiatives. Beaucoup ont d’ailleurs signé en tant que soutiens à la marche.
- Le Hamas a-t-il eu un rôle, a-t-il donné la permission ? La coalition étant apolitique, elle n’a pas besoin de la caution ou de l’autorisation d’un des partis en lice à Gaza. Le Hamas a donné son accord, en prenant en compte que la marche était organisée et dirigée par des gens de la société civile.
- Y aura-t-il une marche de l’autre côté, côté Israélien ?
Oui, nous espérons que des groupes de Juifs et de Palestiniens vivant en Israël organiseront une "marche de solidarité". (A noter toutefois que les Palestiniens de Cisjordanie ne sont pas autorisés à entrer en Israël ou à Gaza). Les signataires en Israël sont la Coalition des Femmes pour la Paix et le Comité Israélien Contre les Démolitions de Maisons.
- Comment cette marche est-elle organisée ? Les participants doivent se rencontrer au Caire les 26 et 27 décembre et ont prévu de passer à Gaza par Rafah le 28 décembre, puis de marcher avec les Gazaouis jusqu’à la frontière israélienne le 31 décembre. Les organisateurs travaillent avec des groupes de pacifistes israéliens pour organiser une manifestation côté israélien le même jour.
- Quels risques sont à craindre ? Tous les participants à la marche devront suivre un code de non violence. En plus, nous espérons avoir suffisamment de media à nos côtés. Toutefois, on ne peut pas garantir que cela dissuadera Israël de répondre avec des tirs de gaz lacrymogènes ou d’autres moyens. Les participants pourront choisir le degré d’implication qui leur convient. Ceux qui ne se sentent pas d’être exposés sont encouragés à rester à l’arrière de la marche.
- Combien de personnes sont en gros attendues pour cette marche ?
Impossible de le dire actuellement, mais nous voulons être le plus nombreux possible. Des milliers de Gazaouis devraient nous rejoindre une fois la frontière franchie. (Haider Eid, du Comité d’organisation de la marche à gaza, a indiqué un objectif de 50 000 Gazaouis participant à la marche).
Les organisateurs ont jusqu’à présent eu pas mal de succès pour entrer dans Gaza depuis l’Egypte... toutefois, l’entrée n’est pas garantie. Si les Egyptiens décidaient de ne pas nous autoriser le passage, nous sommes en train d’organiser des programmes alternatifs.
- Existe-t-il des "types" de personnes qui ne seraient pas autorisées à entrer à Gaza ? Si certains sont empêchés d’entrer, seront-ils livrés à eux-mêmes ?
Hélas c’est le gouvernement égyptien qui décide qui peut ou ne peut pas passer à Gaza par l’Egypte. Des citoyens égyptiens et d’autres avec des passeports de l’Autorité Palestinienne ont eu des difficultés pour entrer dans Gaza, malgré tous les efforts faits pour surmonter ces restrictions. Donc on ne peut pas intégrer des personnes avec un passeport égyptien ou palestinien. En plus, les autorités égyptiennes peuvent aussi rejeter une personne qui, pour certaines raisons, ne passera pas la barrière de sécurité. Dans ce cas,les personnes rejetées devront retourner au Caire. Nous ferons tout notre possible pour ouvrir le passage de Rafah à ceux qui veulent passer et si les autorités égyptiennes laissent entrer certains et rejettent d’autres, nous protesterons, sur place et dans le reste du monde.
- Y aura-t-il des manifestations, célébrations etc. au même moment de la marche dans d’autres pays ?
Tout à fait, elles sont en train d’être planifiées.
Source : http://www.gazafreedommarch.org
