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1er avril 2015

La Palestine officiellement membre de la Cour pénale internationale ce mercredi

Quel que soit le chantage de l’occupant israélien, quelle que soit l’attitude de Mahmoud Abbas dans les faits et à court terme, quels que soient les choix souvent partisans de la CPI, une page vient d’être tournée : la Palestine peut désormais demander justice et exiger que la Cour Pénale Internationale prenne des sanctions contre Israël, concernant ses massacres à Gaza, mais aussi tous ses autres crimes commis dans le cadre de l’occupation et de la colonisation.



© Ashraf Amra/apaimages/SIPA

La Palestine est devenue formellement mercredi membre de la Cour pénale internationale (CPI), avec l’intention d’y faire juger les dirigeants israéliens pour crimes de guerre ou crimes liés à l’occupation. Une cérémonie à huis clos s’est déroulée au siège du tribunal à La Haye pour marquer cette adhésion, au cours de laquelle le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Malki, a reçu une copie symbolique du Statut de Rome, fondateur de la CPI.

Malgré les multiples pressions exercées par Israël sur l’Autorité Palestinienne comme sur les autres membres de la CPI, la Palestine compte désormais officiellement parmi les 123 Etats membres de la Cour pénale internationale (CPI) et y dispose d’un droit de vote, ce qui n’est pas le cas d’Israël qui n’a pas adhéré à ce tribunal chargé de poursuivre les auteurs de crimes de masse commis depuis 2002... et pour cause !

Une première demande palestinienne avait été rejetée en avril 2012, au motif que la Palestine n’était pas un Etat. Un obstacle désormais surmonté. Mais on sait comment la CPI a botté en touche dans l’affaire des 9 passagers du Marmara assassinés par Israël, jugeant "insuffisante la gravité des faits" pour que les juges s’y intéressent.

Mais l’Autorité palestinienne ne déposera pas, du moins dans l’immédiat, de « plainte » visant la colonisation israélienne,, a déclaré le ministre des affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, lors d’une conférence à l’Institut des sciences sociales (ISS) de La Haye, aux Pays-Bas, la veille de la cérémonie d’adhésion de la Palestine à la Cour, le mercredi 1er avril.

Une fois de plus c’est la mobilisation de l’opinion publique internationale qui sera déterminante, pour que le "S" de BDS se concrétise, comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud de l’apartheid.
N’oublions pas que Mandela a non seulement passé 27 ans en prison, mais qu’en 2008, il était encore sur la liste des Etats-Unis en tant que "terroriste".

CAPJPO-EuroPalestine


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