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28 avril 2015

Le Français Noureddine Ouldali devient sélectionneur de l’équipe de football palestinienne

Entraîneur, aux côtés de Moussa Bezzaz sur le banc palestinien entre 2009 et 2012, ce Marseillais de 44 ans, vient de signer un contrat de deux ans avec la Fédération palestinienne.



Noureddine Ouldali en bleu, entraînant l’équipe palestinienne

Il a pour objectif de conduire l’équipe durant les éliminatoires de la Coupe du monde 2018. La Palestine est dans le groupe A de la zone, en compagnie de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis, de la Malaise et du Timor Oriental.

Noureddine Ouldali, qui n’est pas du genre à se laisser intimider, sait qu’il va, tout comme les joueurs de l’équipe palestinienne, rencontrer des obstacles pour atteindre cet objectif.

"Enthousiaste comme un débutant et plein d’espoir, j’ai du déchanter dès mon arrivée sur le sol Palestinien qui n’avait de Palestinien que le nom, puisque les postes frontières sont assurés par les militaires de Tsahal », raconte-t-il dans le magazine DZFOOT.

"Une garde à vue de 8 heures m’a été infligée par l’armée israélienne au poste frontière entre la Jordanie et la Palestine (Pont Allenby), sous prétexte de pseudo motifs d’ordre sécuritaire, raconte-t-il également. Ce qui était complètement aberrant, vu les raisons uniquement sportives de ma présence. Malgré plusieurs tentatives de ma part avec justificatifs à l’appui, rien n’y fait. Je pensais que la garde à vue était un passage obligatoire pour les ressortissants étrangers qui entraient en Palestine pour la première fois. Malheureusement, ce fut la même rengaine à chaque fois que l’on passait la frontière. Je pensais que mon rang d’entraîneur de football pouvait constituer un frein à l’excès de zèle de ces personnes chargées du contrôle frontalier. Que nenni, au contraire, ils arrivaient à pousser le bouchon à l’extrême."

Confronté en permanence aux difficultés de regrouper tous les membres de l’équipe résidant en Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem, en Israël (Palestiniens de 48) et dans la diaspora, il témoigne : "En effet, au gré et au bon vouloir des autorités Israéliennes, la circulation des uns et des autres des joueurs retenus, se heurte à des difficultés parfois insurmontables. Un travail planifié ne peut être appliqué, vu les aléas dont on dépend."

« J’ai même assisté à l’internement de trois mois de l’un des mes joueurs, qui à notre retour du Soudan – rendez vous compte- n’avait plus le droit de regagner son domicile, après avoir été autorisé à quitter le territoire. Des exemples comme ceux-ci,,je peux en fournir une multitude, qui à la longue, génèrent une révolte difficilement contenue."

La plus grande patience a des limites. Noureddine Ouldali va désormais demander à toutes les instances sportives et officielles de faire cesser ces entraves, notamment à chacun de ses passages de la France vers la Palestine.

"Le sport doit être un vecteur de paix entre les peuples, et il est important que cela soit respecté partout", souligne-t-il.

CAPJPO-EuroPalestine


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