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18 mai 2015

Sissi le sanguinaire a encore frappé : 6 exécutions en catimini

Le Conseil révolutionnaire égyptien condamne fermement l’exécution barbare de six Egyptiens sans que les familles et avocats en soient même informés. Mais cela n’empêchera pas Hollande de serrer les mains dégoulinantes de sang de ce dictateur.


La presse égyptienne a annoncé dimanche l’exécution de six égyptiens qui ont été injustement inculpés par un tribunal militaire en Egypte dans l’affaire mentionnée par les médias comme l’affaire « Arab Sharkas Cell ». Ni les familles des six égyptiens ni l’avocat qui s’occupe de leur cas n’ont été informés de cette exécution par les autorités, et jusqu’au dernier moment il est impossible de confirmer si les exécutions ont vraiment eu lieu.

Hany Mostafa Amer, Abdul-Rahman Mohmed El-Sayed, Mohamed Bakry Haroun, Mohamed Aly Afifi, Islam El-Sayed Ahmed and Khalid Farag Mohamed sont les six inculpés par le tribunal militaire.

Au début du mois dernier l’association ‘Human Rights’ Watch avait fait pression sur les autorités égyptiennes pour arrêter cette exécution et pour que se tienne un procès devant un tribunal civil après qu’il ait été prouvé que trois des six hommes étaient en détention au moment du crime allégué... et ne pouvaient donc pas l’avoir commis !

Le Conseil révolutionnaire égyptien condamne, dans les termes les plus fermes, l’exécution de ces six hommes dont Abdul-Rahman Sayed, un jeune homme d’une vingtaine d’années.

D’après les exactions de la dictature militaire égyptienne il est de plus en plus clair qu’elle ne croit pas que les vies des citoyens n’aient la moindre valeur. Les nombreuses violations des droits humains et du droit international que ce cas représente choquent le monde, mais pas nos dirigeants.

Pour sa part, le docteur Maha Azzam, chef du Conseil révolutionnaire égyptien a déclaré : « Le régime égyptien doit être tenu directement responsable de l’exécution des citoyens sans aucune forme de procès. Le silence des gouvernements occidentaux et de la communauté internationale donnent carte blanche au régime de Sisi pour prononcer des peines de mort. Ces graves violations de la justice entraîneront l’Egypte dans un cycle de violence et d’instabilité qui affectera toute la région. Les gouvernements et les organisations internationales doivent prendre des mesures contre ce régime brutal ».


Source : Egyptian Revolutionary Council - ERC

Mail : admin ercegypt.org - www.ercegypt.org

(Traduit par Annie et Pedro pour CAPJPO-EuroPalestine)

Par ailleurs communiqué de FTCR :

LA FTCR CONDAMNE FERMEMENT LES PEINES DE MORT PRONONCES EN EGYPTE CONTRE L’ANCIEN PRÉSIDENT MORSI ET 105 AUTRES EGYPTIENS

"Près de deux ans après sa destitution par l’armée, Mohamed Morsi a été condamné à mort samedi. 128 autres codétenus ont également écopé de la peine capitale. Cette condamnation d’un autre âge s’inscrit dans le prolongement de l’instrumentalisation de l’institution judiciaire et la politique répressive menée par les autorités égyptiennes pour éliminer toute opposition politique.

Depuis le renversement de l’ancien président par l’armée en juillet 2013, près de 1 400 manifestants ont été tués et plus de 15 000 arrêtés et jugés de manière expéditive.

La FTCR qui milite en faveur de l’abolition de la peine de mort et contre tout châtiment corporel, indépendamment de la situation du condamné, de sa culpabilité ou de son innocence, exprime son indignation après ce verdict et appelle les forces démocratiques et les défenseurs des droits humains en Tunisie, en Égypte et dans le monde à dénoncer cette condamnation inique.

Elle demande aux autorités égyptiennes de suspendre l’exécution des peines prononcées.

Le Bureau fédéral de la FTCR Paris le 17 mai 2015

CAPJPO-EuroPalestine


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