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11 juin 2015

Quand Chalghoumi appelle le CRIF à la rescousse… (Vidéo)

Ce jeudi se tenait au Palais de Justice de Paris un drôle de procès. Après avoir été débouté en première instance, en septembre 21014, contre Belkacem qu’il accusait de l’avoir diffamé dans la vidéo « Tout sur Chalghoumi », celui qui se présente comme l’imam de Drancy avait décidé de faire appel.

Cette vidéo (voir plus bas), mise en ligne sur youtube en avril 2012, fait état de son « parcours schizophrène », de sa manière de « vouloir domestiquer l’islam », de rouler pour le CRIF et Sarkozy, et du fait qu’il n’est aucunement représentatif des musulmans, pas plus que ne l’est son prétendu « Islam de France ».

Chalghoumi à la barre n’a pas dit lequel de ces constats lui déplaisait, ni les appréciations qu’il réfutait, mais contrairement à la première audience, où il ne s’était même pas présenté, il est arrivé à la Cour D’appel sous escorte complète : deux policiers en civil chargés par le gouvernement d’assurer sa sécurité, ainsi que son témoin « surprise », lui-même flanqué de deux policiers… Richard Prasquier, ancien président du CRIF.

Pour quelqu’un qui voudrait démontrer qu’il n’a pas partie liée avec le CRIF, c’était pour le moins raté. Et pour que les choses soient encore plus claires, était aussi venu l’encourager l’avocat Pascal Markowicz, défenseur attitré de la Chambre de commerce France-Israël !

Et puis, dès qu’il a eu la parole, Hassen Chalghoumi s’est empressé de faire la promotion de l’un des champions français du chantage à l’antisémitisme, son « ami Samy Ghozlan, qui est commissaire, et que j’invite souvent à la mosquée de Drancy, de même que mon ami Richard Prasquier ».

Interrogé par Me Dominique Cochain, l’avocate de la défense, sur les discours politiques de « ses amis » au moment des prêches, dont de fervents plaidoyers en faveur du soldat israélien Gilad Salit au sein de la même mosquée de Drancy, Chalghoumi, qui recommande, dans ses livres, de ne pas mêler la politique et la religion, n’a pas donné de réponse.

Pas plus que son ami du CRIF, qui a fait l’éloge de Hassan Chalghoumi en ne cessant de répéter : « C’est la représentation de l’Islam que nous voulons voir dans ce pays » et encore « c’est le discours que nous voulons entendre », comme si le CRIF devait également décider de ce que doit être l’Islam !

« Il n’est pas dans le dialogue inter-religieux, mais dans une pratique politique, et le fait qu’il passe plus de temps en Israël que dans sa mosquée, est révélateur », a rétorqué Me Cochain.

« D’ailleurs, il ne parle jamais de l’islam et quand il en parle c’est comme si on ne retenait du catholicisme que la pédophile », a-t-elle fait remarquer, en rappelant qu’il affuble régulièrement les musulmans de tous les vices de la terre, notamment dans son livre « L’Islam de France » qui est un brûlot contre l’Islam".

« Et cette manière de coller systématiquement le mot ‘modéré’ à musulman, pour le rendre acceptable est intolérable. Parle-t-on de catholiques ou de juifs modérés ? », à lancé Me Cochain. « C’est comme ‘l’islam de France’ ! Entend-on parler de ’catholicisme de France’ ou bien de ’judaïsme de France’’ ? »

« Les musulmans ont honte de Monsieur Chalghoumi et ils n’acceptent pas qu’on leur impose d’être représentés par lui », a expliqué l’avocate qui a démontré point par point qu’il n’y avait pas de diffamation, la partie civile ne pouvant se plaindre que d’appréciations, qui ne relèvent que de la liberté d’expression.

Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 24 septembre prochain.

CAPJPO-EuroPalestine


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