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25 octobre 2015

Une victoire des sans-papiers face au syndicat patronal des hôteliers et restaurateurs

Les 500 travailleurs sans-papiers qui ont manifesté vendredi jusqu’au siège du syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, contre le "travail au noir", qui les prive de toute régularisation, ont remporté une première victoire en obtenant plusieurs engagements de la part de ce syndicat patronal (SYNHORCAT).


COMMUNIQUÉ DE DROITS DEVANT

"LES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS ET LEURS SOUTIENS RECUS AU SYNHORCAT (Syndicat Nal des Hôteliers, Restaurateurs, Cafetiers et Traiteurs).

Vendredi 23 octobre, 500 travailleur(e)s sans-papiers de l’Union Nationale des Sans-Papiers (UNSP), de l’association Droits devant !!, accompagnés par l’intersyndicale du Ministère du Travail (CGT, SNUTEF, Solidaires) ont manifesté de la place de la République jusqu’au siège du Synhorcat.

Une délégation a été reçue par le Directeur Général et le délégué aux affaires sociales du Synhorcat.

La délégation a émis plusieurs revendications, qui ont toutes été agréées par le Synhorcat, à savoir :

  • L’envoi par celui-ci d’une circulaire à toutes ses entreprises adhérentes (au nombre de 13.500) leur enjoignant de délivrer une promesse d’embauche aux sans-papiers travaillant dans l’entreprise qui en feront la demande.
  • D’interpeller les Ministère du Travail et des Affaires Etrangères et du Développement International pour leur demander de délivrer des autorisations de travail qui entraîneront de facto la régularisation administrative.
  • D’intervenir auprès d’employeurs qui voudraient licencier les sans-papiers travaillant dans leurs entreprises en leur enjoignant au contraire de leur établir une promesse d’embauche.

Ces revendications, acceptées par le Synhorcat, sont essentielles pour assécher le terreau de la surexploitation de ces dizaines de milliers de travailleurs, pour endiguer l’amplification du travail dissimulé et d’un patronat « indélicat » qui, profitant abondamment de cette main d’œuvre très bon marché, s’exonère de ses charges patronales, creusant ainsi toujours plus le déficit de l’URSSAF.

Après la mobilisation du 6 mars au Ministère du Travail, du 17 avril à la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME), cette nouvelle étape, qui s’inscrit dans une campagne de mobilisations au long cours envers d’autres syndicats patronaux concernés par le travail des sans-papiers (Bâtiment, nettoyage, service à la personne…) et le gouvernement, ouvre de nouvelles perspectives pour que soient enfin régularisés toutes et tous les travailleurs sans-papiers.

Nous exigeons la suppression de la circulaire Valls de novembre 2012, qui exclut de la régularisation l’écrasante majorité de ces travailleurs, notamment ceux qui sont contraints de recourir au travail « au noir » et, qu’après 33 ans (la dernière régularisation massive remonte à 1982) de surexploitation, de répression et de stigmatisation de ces centaines de milliers de travailleurs, les pouvoirs économique et politique oeuvrent à une régularisation globale.

Il en va du combat contre les thèses racistes et mensongères du front national, des réactionnaires de tout poil, et du respect de l’égalité des droits. "

Droits Devant !!

47, rue de Dantzig - 75015 - tel : 01.42.50.79.92 / 06.07.80.99.59

CAPJPO-EuroPalestine


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