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16 décembre 2015

Enfants palestiniens en détention : la réponse scandaleuse de l’UNICEF !

Saisis par de nombreux Français sur le sort des 5 garçons de Hares (village au sud de Naplouse), arrêtés par Israël en mars 2013, et condamnés à 15 ans de détention pour jet de pierres, sans preuve, et sous la torture, voici ce que l’UNICEF a osé répondre, sous la plume de sa responsable de communication, Carine SPINOSI :


De : "SPINOSI Carine"  unicef.fr>

Envoyé : Lundi 14 Décembre 2015 17:48:02

Objet : RE : Que fait l’UNICEF ?

Bonjour,

J’ai bien reçu votre mail que j’ai transmis à notre bureau terrain sur place, à Jérusalem, comme les nombreux que j’ai pu recevoir sur le sujet. Vous trouverez ci-dessous la position de l’UNICEF sur le sujet.
En vous remerciant de l’intérêt que vous portez à la cause des enfants et à leur protection, bien sincèrement.

En 2013, l’UNICEF a publié un rapport sur les « Enfants en détention militaire israélienne » ; au cours des deux dernières années, l’UNICEF à entretenir un dialogue avec les autorités israéliennes, dont le ministère des affaires étrangères, le procureur militaire, le chef des tribunaux militaires, en vue d’accroitre les protections accordées aux enfants. L’UNICEF a également travaillé avec les autorités palestiniennes, les Etats Membres, la société civile et des experts en vue de faire appliquer les 38 recommandations contenues dans le rapport. Des améliorations concrètes ont été obtenues :

  • Depuis avril 2013, le temps pendant lequel les enfants peuvent être détenus avant d’être amenés à comparaitre devant un juge militaire pour la première fois a été réduit ;
  • Depuis juin 2013, les auditions des enfants se tiennent séparément de celles des adultes ;
  • En février 2014, l’armée israélienne a mis en place un projet pilote destine à tester une nouvelle approche : convoquer les enfants pour les interroger, au lieu de les arrêter dans la nuit à leur domicile

Bien que ces mesures constituent un pas dans la bonne direction, les témoignages des enfants montrent qu’il existe toujours une pratique de mauvais traitements au cours de l’arrestation, transfert, interrogation et détention des enfants palestiniens par l’armée israélienne, et que le nombre d’enfants détenus dans le système militaire israélien continue d’être environ de 200 par mois.

Carine SPINOSI :CSPINOSI unicef.fr

Attachée de Presse

Direction du Plaidoyer et de la Communication

TEL : +33 1 44 39 17 49

UNICEF France : 3, rue Duguay Trouin 75006 PARIS. www.unicef.fr

  • Il apparait donc que l’UNICEF non seulement n’apporte aucune réponse concernant le sort des 5 jeunes Palestiniens détenus depuis bientôt 3 ans et qui viennent d’être condamnés à 15 ans de prison et à 7000 euros d’amende chacun, mais qu’en plus elle se félicite "des améliorations concrètes obtenues  » concernant l’arrestation des enfants par Israel !
  • Ce que l’Unicef considère comme des améliorations :
  • le fait de passer près de 3 ans en détention pour des mineurs avant d’être jugés par un tribunal militaire, représenterait une « réduction du temps avant de comparaître devant un juge militaire
  • Les interrogatoires de ces enfants, le plus souvent accompagnés de tortures physiques et psychologiques, et que l’UNICEF ose qualifier d’ « auditions » ne se feraient plus en même temps que ceux des adultes palestiniens : beau progrès !
  • Et l’armée d’occupation raflerait moins les enfants, la nuit, à leur domicile, mais attendrait l’aube ou les kidnapperait dans la rue, sur le chemin de l’école, ou encore les « convoquerait » sans avoir le droit d’être accompagnés par un avocat ou par leurs parents pendant leur interrogatoire. Formidable, non ?


Nous avons besoin de vous toutes et tous pour exiger de l’UNICEF, organisme de l’ONU chargé de la protection des enfants, qu’il fasse son travail et exige, sous peine de sanctions, la libération des centaines d’enfants palestiniens détenus illégalement par l’occupant israélien, à commencer par :

Mohammed Suleiman, Ammar Souf, Mohammed Kleib, Tamer Souf et Ali Shamlawi, emprisonnés dans les prisons israéliennes, condamnés à 15 ans de prison, sur une accusation de jets de pierre présumés, sans aucune preuve autre que des aveux obtenus sous la torture.

Toute leur histoire est documentée par la campagne Hares boys :

  • Lʹaccident de voiture

Aux alentours de 18h30, le jeudi 14 mars 2013, une voiture a foncé dans lʹarrière dʹun camion sur la route numéro 5 du gouvernorat de Salfit, en Palestine occupée. La conductrice et ses trois filles ont été blessése, sérieusement pour lʹune dʹentre elles. La conductrice, Adva Biton, retournait dans la colonie illégale de Yakir lorsque lʹaccident a eu lieu. Elle a d’abord expliqué que l’arrêt intempestif du camion avait provoqué cet accident. Puis elle a ensuite changé sa version, affirmant que lʹaccident avait été provoqué par des pierres jetées sur route par des jeunes. Le conducteur du camion qui avait immédiatement témoigné après lʹaccident sʹêtre garé après avoir creuvé un pneu, a ensuite changé dʹavis et a affirmé avoir vu des pierres sur la route.

Il nʹy a eu aucun témoin de lʹaccident de voiture. Personne nʹa vu un seul enfant ou jeune lançer des pierres ce jour.

  • Les arrestations

A lʹaube, vendredi 15 mars 2013, des soldats israéliens masqués, quelques uns avec des chiens dʹattaque, ont envahi le village dʹHares qui est près de la route 5. Plus de 50 soldats ont enfoncé les portes des maisons des villageois, leur demandant où étaient leurs fils adolescents. 10 garçons ont été arrêtés cette nuit, les yeux bandés, menottés, et transferés vers une destination inconnue. Les familles nʹont pas été informées des raisons supposées de lʹarrestation de leurs fils.

Deux jours plus tard, une deuxième vague dʹarrestations violentes a eu lieu. Autour de trois heures du matin, lʹarmée israélienne accompagnée du Shabak services secrets israéliens sont entrées dans les maisons de trois adolescents palestiniens. Ils avaient un papier avec leurs noms en hébreu. Après avoir forcé les membres de la famille à rentrer dans une pièce, en leur prenant leurs téléphone portable afin quʹils ne puissent pas appeler à lʹaide, les avoir interrogé, les soldats ont menotté leurs fils, ȃgés de 16/17 ans.

ʺEmbrasse ta mère pour lui dire adieuʺ un agent du Shabak a dit à un des garçons. ʺ Tu pourrais bien ne jamais la revoir.ʺ

Une semaine après, des jeeps de lʹarmée israélienne sont à nouveau entrées dans le village et ont arrêté plusieurs garçons qui venaient juste de rentrer de lʹécole. Les soldats les ont tous aligné, incluant même un enfant de six ans, et ont menacé avec leurs armes lʹoncle qui demandait au moins à ce quʹils laissent partir le plus jeune. Lʹarmée a ensuite arbitrairement choisi trois garçons, les a menotté, leur a bandé les yeux et les a enmenés. Les familles nʹont pas été informées des accusations à lʹencontre de leurs enfants, pas plus que de leur location.

Au total, 19 garçons du village dʹHares et de Kifl Hares ont été arrêtés en lien avec lʹaccident de voiture des colons. Aucun dʹentre eux nʹavait de passif de lançage de pierres. Après des interrogatoires violents, la majorité des mineurs ont été relȃchés sauf cinq dʹentre eux, incarcérés à Megiddo, une prison israélienne pour adultes.

  • Lʹinterrogatoire

Les garçons arrêtés ont été soumis à une série de coups et de tortures (les parents de l’un d’eux les raconte dans cette vidéo :

En plus de la détention, ils ont été placés en isolement pendant approximativement deux semaines. Un des garçons relȃchés décrit sa cellule ː un trou sans fenêtres dʹ1 mètre de large et de deux mètres de long, il nʹy avait pas de matelas ou de couvertures pour dormir, les toilettes étaient sales, les six lampes étaient allumées en continu conduisant le garçon à perdre la notion du temps, la nourriture le rendait malade. Il sʹest vu dénié lʹaccès à un avocat, a été interrogé violemment trois fois pendant trois jours et finalement relȃché après avoir été déclaré non coupable.

Les autres enfants ont dit à leurs avocats avoir subi des traitements similaires. Ils ont ʺconfesséʺ avoir jeté des pierres après avoir été maltraités à plusieurs reprises en prison et pendant les interrogatoires.

  • Les charges

Les cinq garçons dʹHares ont chacun été condamnés pour tentative de meurtre à la fin du mois de novembre dernier par un tribunal militaire israélien à 15 ans de prison, voire davantage si les parents ne sont pas en mesure de payer 7000 euros (une somme énorme pour des Palestiniens) pour chaque enfant.

En plus des ʺconfessionsʺ obtenues sous la torture, le gouvernement israélien a fait comparaître 61 témoins, dont bon nombre de la police et de la Shabak, affirmant tous, bien que non présents sur les lieux le jour de l’accident que leurs voitures avaient été endommagées par des pierres sur cette route 5. Témoignages qui nʹont pas été rendus disponibles aux avocats des garçons.

NOUS VOUS PRIONS INSTAMMENT, DE MÊME QUE L’ÉQUIPE DE LA CAMPAGNE DES GARÇONS D’HARES : haresboys gmail.com, QUI NOUS A FOURNI TOUTES CES PRÉCISIONS ET PHOTOS, DE VOUS ADRESSER À L’UNICEF, QUI N’A MÊME PAS PRIS LA PEINE D’ENTRER EN CONTACT AVEC LES FAMILLES DES 5 JEUNES, NI AVEC LES ORGANISATIONS PALESTINIENNES DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME, D’INSISTER AUPRÈS DE L’UNICEF POUR QU’ILS AGISSENT.

Carine SPINOSI, Direction du Plaidoyer et de la Communication

MAIL : CSPINOSI unicef.fr

TEL : +33 1 44 39 17 49

UNICEF France : 3, rue Duguay Trouin 75006 PARIS. www.unicef.fr

  • Ammar, sa mère, sa chambre à Hares


  • Ali et sa mère

  • Mohammed Kleib, sa mère et sa petite soeur :

  • Mohamed Suleiman et sa mère dans sa chambre

  • Tamer


ILS N’ONT RIEN FAIT, MAIS SI NOUS LAISSONS FAIRE L’OCCUPANT ISRAÉLIEN, AMI DE NOS DIRIGEANTS POLITIQUES, ILS PASSERONT TOUTE LEUR JEUNESSE DANS LES GEÔLES ISRAÉLIENNES, OÙ ILS CROUPISSENT DÉJÀ DEPUIS PRÈS DE 3 ANS.

AGISSONS !!

Source : https://haresboys.wordpress.com - https://haresboys.wordpress.com/campaigning-material/ - https://haresboys.wordpress.com/video/

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