Adhésions et dons       CAPJPO-EuroPalestine en faits       Contact 
2 février 2016

Boycott académique d’Israël : L’ Italie s’y met et les Israéliens s’inquiètent

Eh oui, la campagne BDS progresse irrésistiblement. C’est maintenant au tour des universitaires italiens de s’y mettre. Et les universitaires israéliens commencent à sentir le vent du boulet... de l’occupation !



C’est en publiant une photo de manifestation d’EuroPalestine à Paris, que l’agence palestinienne Ma’ann News commente l’entrée des universitaires italiens dans la campagne BDS

"Plus de 160 universitaires italiens, répartis sur une cinquantaine d’universités dans la péninsule ont rejoint le mouvement BDS, s’est réjoui le Hamas », indique Ma’an News.

Ces universitaires s’en prennent tout particulièrement à l’université Technion de Haïfa, connu pour sa participation aux recherches et développements de l’armée israélienne, et demandent à tous les autres universitaires de rompre tout lien avec cette institution israélienne, souligne le magazine italien L’Espresso.

« A aucun moment de leur existence, les universités israéliennes n’ont condamné la violence de leur état à l’encontre du peuple palestinien, les entraves à l’enseignement dans les territoires occupés, et nombre d’entre elles sont activement complices de ce terrorisme d’Etat », déclarent ces universitaires dans une pétition, qui marque le premier engagement significatif du monde académique italien dans la campagne BDS.

(https://stoptechnionitalia.wordpress.com/2016/01/27/170-academics-at-italian-universities-call-for-boycott-of-israeli-institutions/

  • Contacts : campagnastoptechnion gmail.com
    )

Sami Abu Zuhri, porte-parole du Hamas s’est félicité samedi de la progression de la campagne BDS dans le monde, qui montre qu’Israël doit payer pour ses crimes, rapporte Maan News.

INQUIETUDE EN ISRAEL

Cette campagne fait couler de plus en plus d’encre en Israël, en raison des succès qu’elle remporte notamment dans les domaines artistique, culturel et commercial.

Dans leurs échanges de nombreux universitaires israéliens se plaignent de ne plus être reçus à bras ouverts dans nombre de pays, et de souffrir d’un « net refroidissement des relations de la part de leurs collègues étrangers », souligne le quotidien Haaretz.

Ils ont de plus en plus de mal à faire accepter leurs articles dans des revues étrangères prestigieuses et à se faire inviter pour intervenir lors de conférences internationales.

Ainsi, l’anthropologue israélien Dan Rabinowitz, qui dirige l’école d’études environnementales à Tel Aviv, qui publie dans de nombreuses revues, et effectue de fréquentes visites aux Etats-Unis explique que ses « collègues plus jeunes ne bénéficieront sans doute pas des mêmes opportunités que lui, à ce rythme ».

Et il avoue que le vote en faveur du boycott d’Israël par l’Association internationale d’anthropologie est « le coup le plus dur de sa carrière ».

Peretz Lavie, président de Technion, la plus grande université israélienne sur le plan scientifique, craint également un « effet dominos », et déclare que BDS gagne du terrain au niveau de la base dans les universités américaines, au niveau des syndicats étudiants et des campus.


Il se demande "pourquoi Israël est traité de la sorte, alors qu’en matière de violations des droits de l’homme, d’autres pays comme l’Arabie saoudite ou l’Iran font pire qu’Israël ».

Une réponse facile que personne ne lui a encore soufflée : aucun autre Etat au monde à part Israël, peut violer les droits de l’homme et maintenir tout un peuple sous occupation depuis bientôt 70 ans, tout en étant présenté comme un modèle de démocratie et de civilisation. Et aucun autre pays au monde ne peut commettre de tels crimes, bombarder par milliers hommes, femmes et enfants, tout en continuant à bénéficier non seulement de collaborations, mais de privilèges accordés par les Etats-Unis et l’Europe, tant sur le plan commercial que culturel, scientifique, sportif….(NDLR)

Rachelle Alterman, professeur émerite de "planning urbain" à Technion, estime que la situation devient de plus en plus difficile pour ses jeunes collègues en matière de relations avec l’étranger, et qu’elle-même a commencé à ressentir une « certaine froideur » de la part de ses collègues étrangers, dont un nombre croissant ne veulent plus venir en Israël pour participer à des conférences.

Il est également de plus en plus délicat de trouver des éditeurs qui veulent bien relire les articles des universitaires israéliens avant publication dans des revues professionnelles, ajoute-t-elle.

« Récemment un collègue britannique a refusé froidement de s’occuper de l’un de mes étudiants, en évoquant le boycott académique », se plaint-elle.

Traduit par CAPJPO-EuroPalestine

Sources :

CAPJPO-EuroPalestine


Derniers articles dans la même rubrique 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 1170