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17 février 2016

Les néo cons britanniques cherchent à endiguer l’ascension du boycott d’israël

Panique à bord ! "Chaque mois, les ambassades israéliennes basées en Europe et aux Etats-Unis font part au ministère des Affaires étrangères israélien de l’ampleur pris par le mouvement mouvement international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions).", écrit l’agence de presse Reuters.



Une manifestation en faveur du boycott en Allemagne.© Stefanie LoosSource : Reuters

"Révélés par The Jerusalem Post, ces câbles font ressortir les constantes préoccupations de responsables israéliens vis-à-vis de la menace grandissante d’un probable isolement de leur pays sur la scène internationale.

Un câble en provenance de Barcelone a récemment rapporté l’appel d’un parti d’extrême-gauche soutenant l’indépendance de la Catalogne, à modifier les accords existants avec Israël et à annuler le jumelage de la ville avec Tel-Aviv.

Le câble en question conclut que « le phénomène de l’activité anti-israélienne en Espagne est inquiétant […] dans le passé, il était concentré dans les petites villes. Dès lors qu’il arrive à Barcelone, et s’exprime chez des élus, le sujet prend désormais des proportions tout à fait différentes ». La semaine dernière, un autre incident a eu lieu dans la ville belge de Liège, où les organisateurs d’un festival annuel de danse ont décidé de refuser le parrainage de l’événement par l’ambassade israélienne en raison de menaces de boycott. La compagnie israélienne de danse Batsheva avait été choisie pour ouvrir les festivités.

Aux Etats-Unis, une délégation diplomatique israélienne de passage dans l’Etat de Géorgie a tenté d’empêcher la tenue d’une conférence à l’Université Emory par l’organisation Students for Justice in Palestine. Cette dernière a appelé les personnes de confession chrétienne à lutter contre le sionisme et à renforcer leurs liens avec les Palestiniens. Une source du ministère des Affaires étrangères israélien reconnaît que le mouvement de boycott a pris une ampleur sans précédent et précise qu’il a atteint un tournant.

« Dans le passé, le mouvement de boycott n’agissait que dans l’arène politique », indique une source du ministère des Affaires étrangères en faisant référence aux actions de protestation qui se sont, par exemple, tenues devant les ambassades des pays qui soutiennent la politique d’Israël. Mais depuis, ce mouvement a pris une autre forme, il touche davantage la société civile selon cette même source. « Le mouvement de boycott contre Israël s’établit dans tous les domaines, et nous avons besoin de préparer des contre-arguments, des arguments juridiques et autres. Notre déploiement sur le terrain est essentiel ».



Drapeau palestinien BDS sur un pont aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, où la campagne BDS progresse également, notamment dans le mouvement étudiant, l’Etat de New York a annoncé qu’il allait établir des listes de personnes et d’associations parties prenante de la campagne BDS pour les exclure des relations commerciales avec les entités publiques.

En Grande Bretagne, David Cameron, contre l’avis des Travaillistes a décidé de déployer autant d’énergie à contrecarrer le boycott d’Israël que Margaret Thatcher s’était lancée à la rescousse de l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Il annonce un arsenal législatif contre le boycott des produits exportés par Israël, y compris ceux provenant des colonies illégales !

Le gouvernement conservateur britannique mijoterait une loi qui interdirait aux conseils municipaux, aux syndicats étudiants, et aux autres organisations publiques de boycotter des produits pour des motifs politiques.

Les institutions qui reçoivent la majorité de leurs financements du gouvernement se verront interdire de participer à des campagnes politiques, visant à encourager à ne pas acheter certains produits.

Cette nouvelle législation est identique aux restrictions imposées aux conseils municipaux en 1988 par Margaret Thatcher afin de les empêcher de mettre une pression économique sur le régime d’apartheid en Afrique du Sud en boycottant ses produits. Le parallèle n’est pas passé inaperçu dans les rangs de l’opposition travailliste. Et on sait comment l’histoire s’est terminée en Afrique du Sud.

David Cameron lui-même s’était compromis dans le soutien à l’apartheid en Afrique du Sud, en s’y rendant en 1989, à une date où l’opinion publique avait déjà largement choisi son camp, pour essayer d’éviter des sanctions au régime raciste.

Le directeur de programme des relations économiques de Grande-Bretagne pour Amnesty International Peter Frankental a déclaré que cette décision encouragerait les violations des droits de l’homme : « Comment motiver les entreprises à respecter les droits de l’homme, lorsque les organismes publics ne peuvent pas leur demander des comptes en refusant de conclure des contrats avec eux ? ».

« Cela n’aurait pas seulement de mauvaises retombées sur les organismes publics de devoir travailler avec des entreprises voyous, mais cela serait aussi mauvais pour les entreprises responsables qui risqueraient de se faire doubler par celles qui ont des pratiques condamnables ».

ll faut dire que les municipalités qui pratiquent le boycott d’Israël se multiplient au Royaume-Unis, Tower Hamlets, Leicester, Swansea et Bristol font partie de la liste.

Les syndicats étudiants se déclarent quant à eux non concernés par ces mesures car ils sont indépendants en termes de relations avec les pouvoirs publics.

Comme en France, cette campagne de criminalisation du BDS se situe dans un contexte plus général de soi-disant "lutte contre le terrorisme", de coupes sombres dans les dépenses publiques et d’attaques contre les Musulmans.


(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : https://francais.rt.com/international

& http://bdsmovement.net/2016/palestinians-israel-boycott-ban-similar-to-thatchers-support-for-apartheid-13713#sthash.S4Th4Ub3.dpuf

CAPJPO-EuroPalestine


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