Adhésions et dons       CAPJPO-EuroPalestine en faits       Contact 
9 mars 2016

Deux jours de congés pour la mort d’un enfant : c’est trop !

Le gouvernement ose inclure, dans la pilule qu’il voudrait nous faire avaler, une mesure particulièrement ignoble : la possibilité de diminuer les congés en cas de décès d’un proche.
Qui peut prendre cela pour un détail ? Qui n’aura pas la nausée face à ce projet symptomatique du mépris global dans lequel nos dirigeants nous tiennent ?

Un(e) salarié(e) qui perd aujourd’hui un enfant, la chose sans doute la plus terrible qui puisse arriver à un être humain, bénéficie royalement de... deux jours de congés.

C’est trop ! estime le projet El-Khomri, cette pauvre marionnette qui accepte d’être le porte-parole de projets aussi immondes.

Ce congé déjà bien trop bref, pourrait être revu à la baisse, voire supprimé, avec une modification à l’article L3142-1 du code du travail, qui ne garantirait plus à tous les salariés une durée minimale de congé en cas d’événement familial exceptionnel comme le décès d’un proche.

Ce serait désormais en fonction des accords d’entreprise ou de branche que se déciderait la durée d’une telle absence.

"Chaque année en France, près de 8 000 enfants et jeunes gens décèdent avant d’atteindre 25 ans (près de deux tiers en raison d’une maladie). 37 % ont moins d’un an ; 18 % ont entre 1 et 14 ans ; 45 % sont des adolescents et jeunes de 15 à 24 ans.", souligne Mediapart.

"Ces drames contraignent déjà très souvent les salariés à utiliser leur quota de congés annuels, car deux jours ne permettent pas de faire face à un tel drame. Et, lorsqu’ils ne réussissent pas à s’entendre avec leur employeur, à solliciter un arrêt de travail de la part de leur médecin : la Sécurité sociale paye alors à la place des employeurs."

D’autres congés spéciaux comme celui de solidarité familiale (indemnisé) et du congé de proche aidant (non rémunéré) pourraient également être remis en cause, révèle Mediapart dans un long article fort bien documenté.

Source : https://www.mediapart.fr/journal/france/080316/pour-la-mort-d-un-enfant-le-salarie-naura-plus-les-memes-droits?utm_campaign=Quotidienne&utm_medium=email&utm_source=Emailvision&utm_content=20160308&xtor=EREC-83-[Quotidienne]-20160308

CAPJPO-EuroPalestine


Derniers articles dans la même rubrique 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 7880