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27 mars 2016

Des entreprises israéliennes quittent les colonies sous la pression de la campagne BDS

C’est le constat publié par le quotidien Haaretz, à la lecture d’un rapport de l’association Gush Shalom (Bloc de la Paix), qui a fait un recensement des implantations de firmes israéliennes, au sein des colonies illégales.



Il ressort de cette étude, dont Haaretz a eu la primeur, que quelque 800 entreprises israéliennes sont basées dans les colonies illégalement implantées dans les territoires palestiniens occupés, mais que les plus grosses d’entre elles, et notamment celles qui exportent leurs produits auraient tendance à les quitter sous la pression de la campagne BDS.

Outre les annonces récentes de AHAVA (qui exploite les boues de la Mer Morte dans la colonie de Mitzpe Shalem) et de Sodastream, qui ont fait connaître leur départ des territoires palestiniens occupés, suite à de nombreuses pressions internationales, d’autres firmes auraient déménagé plus discrètement, indique Gush Shalom dans son rapport.

Parmi elles :

  • Delta Galil Industries, qui fabrique des vêtements (notamment vendu sous la marque TEX dans les magasins CARREFOUR, qui a quitté la zone industrielle d’Atarot pour aller à Caesaria
  • Le laboratoire TEVA, gros fabricant de génériques, également parti de Atarot pour Beit Shemesh
  • Adanim Tea, (Thé) qui est parti de la colonie d’Ofra pour la Galilee
  • La firme de cosmetiques Intercosma qui a déménagé d’Atarot à Ashdod
  • Le fabricant de meubles pour enfants Ikoo qui a quitté la zone industreille de Barkan près d’Ariel pour s’installer à Ashdod et Nesher
  • Le fabricant de chaises United Seats, qui s’est transporté de Barkan à Tel Aviv
  • Yardeni Locks, qui est allé de Barkan à Misgav dans le Nord d’Israël
  • Les sacs Modan parti de la colonie de Shaked pour la zone de Petach Tikva et qui a délocalisé son usine en Chine.

Gush Shalom cite également la fabrique Bagel Bagel, l’entreprise de serrurerie Mul-T-Lock, la cave vinicole de Barkan.

Ces différentes firmes ont commencé à déménager en raison de la deuxième intifada, puis de la montée en puissance de la campagne de Boycott, indique ce rapport. On sait par exemple que dans le cas de Ahava, qui voulait vendre son activité à des Chinois, cela devenait incontournable. De même pour Sodastream, qui est parti de la colonie de Mishor Adumim pour aller dans le Negev.
Sans parler des firmes implantées dans les colonies qui ont fait faillite.

Gush Shalom dresse par ailleurs la liste de 80 entreprises qui opèrent dans les colonies et dont les produits sont largement répandus en Israël, dans le domaine de l’alimentation, du mobilier et des fournitures de bureau, notamment.

L’association israélienne, qui a travaillé avec Who profits, souligne par ailleurs que beaucoup d’entreprises israéliennes trichent en affichant une adresse en Israël alors qu’elles ont des activités dans les colonies. Elles peuvent ainsi profiter des détaxes douanières appliquées aux pays européens, et qui ne sont pas censées s’appliquer aux produits des colonies.

Quelques exemples parmi celles-ci :

  • Achva-Achdut, fabricant de produits à base de sésame
  • Yahalom Industries, fabricant de produits de nettoyage
  • Keter Plastics, fabricant de produits de jardinage
  • Le fabricant de couvertures Frid
  • La firme Pillsbury qui fabrique des brownies au chocolat

Gush Shalom, indique par ailleurs, en réponse aux arguments selon lesquels ces entreprises donneraient du travail aux Palestiniens, que des dizaines d’entre elles se vantent publiquement de n’employer que des Juifs.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.711096

CAPJPO-EuroPalestine


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