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17 mai 2016

Syrie : la situation des réfugiés palestiniens ne cesse de s’aggraver

Quelque 12.000 personnes, dont 3.000 enfants environ, continuent de souffrir le martyr dans le camp de réfugiés de Khan al-Shih, à la sortie de Damas. Assiégés par toutes les parties à la guerre civile syrienne, ils ont subi ces derniers jours une intensification des tirs de snipers, de bombardements d’artillerie et de largage de barils explosifs, rapporte l’organisation d’aide à l’enfance Save the Children International.


Alors que les Palestiniens du monde entier marquaient le 68ème anniversaire de la Nakba qui vit la disparition de leur pays et la transformation de son peuple en réfugiés, ceux de Syrie connaissent depuis des années un nouveau calvaire.

La principale voie d’accès au camp de Khan al-Shih, objet d’un blocus partiel de la part du gouvernement depuis 2013, est maintenant carrément fermée, indique l’agence de presse palestinienne Ma’an.

Les vivres ne passent plus, et les gens qui essaient de quitter cet enfer sont la cible de snipers. Selon Save the Children, trois jeunes ont été abattus ces derniers jours. Ils ont été tués alors qu’ils tentaient de sortir de Khan al-Shih.

"le cessez-le-feu censé avoir été conclu n’a pas de réalité à Khan al-Shih. Les habitants nous disent qu’ils n’ont pratiquement plus de m2dicaments, ni de fioul, ni même de farine. Rien que ces derniers jours, les prix des produits alimentaires de base ont plus que doublé", déclare l’organisation dans un communiqué.

Dans un appel à la réouverture immédiate du camp permettant le passage de l’aide humanitaire, Save the Children précise qu’à sa connaissance, il n’y aurait plus qu’un seul médecin et un seul dentiste à Khan al-Shih, lesquels ne disposent de toute façon plus des fournitures, de l’équipement, et de l’électricité pour travailler.

Cela ne va guère mieux dans ce qui était naguère le plus grand camp de réfugiés de la capitale syrienne, celui de Yarmouk, où l’approvisionnement en eau et en nourriture est à nouveau largement coupé, du fait principalement de combats entre Etat Islamique et Front al-Nusra (branche syrienne d’al-Qaeda), le tout sur fond de bombardements de l’armée syrienne.

Il ne resterait plus que de 5.000 à 8.000 résidents à Yarmouk sur les 120.000 que comptait le camp avant le déclenchement de la guerre civile.

Selon les Nations-Unis, la majorité (450.000) des 560.000 réfugiés palestiniens enregistrés en Syrie avant la guerre sont toujours dans le pays, et ils ont trouvé un refuge provisoire là où ils ont pu.

Plusieurs milliers d’autres ont été tués, et 50.000 auraient quitté le pays, principalement pour le Liban et la Jordanie. Une partie de ces derniers ont ensuite tenté de gagner l’Europe au prix, comme pour les autres réfugiés de la région (Syriens, Irakiens, Afghans...) de nombreuses noyades dans les flots de la Méditerranée.

Yarmouk et Khan al-Shih étaient les principaux camps de réfugiés palestiniens en Syrie, auxquels il faut ajouter ceux de Muzeirib et Jillin dans le sud du pays.

CAPJPO-EuroPalestine


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