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19 mai 2016

La grande démocratie israélienne s’attaque aux soldats qui osent critiquer....

L’ONG israélienne « Breaking the silence » (Rompre le Silence), confrontée aux violentes attaques du gouvernement israélien depuis la publication de son rapport au vitriol sur la conduite de l’attaque de Gaza, est sommée de "donner des noms" par la "justice", rapporte le correspondant du Figaro à Jérusalem.



Gaza un an après les massacres de l’été 2014

Le procureur général exige en effet que cette association de soldats qui dénoncent anonymement des crimes dont ils ont été témoins (voire acteurs) pendant leur service lui communique l’identité d’au moins un soldat dont le témoignage a été publié dans ce document.

"Les responsables de « Rompre le silence » jugent cette demande inacceptable et dénoncent une tentative d’entraver ses activités." écrit le Figaro.

L’affaire doit être examinée dimanche 22 mai par la cour de Petah Tikva, une juridiction civile spécialisée dans les atteintes à la sécurité de l’État.

Le rapport de « Breaking the silence », publié en mai 2015, sur l’attitude de l’armée israélienne au cours de la dernière guerre israélienne dans la bande de Gaza contient plusieurs dizaines de témoignages livrés par de simples soldats ainsi que par des officiers.
A propos de cette "guerre" , qui a duré plus de 50 jours, tué plus de 2200 Palestiniens, et en a blessé 10.000 autres, le rapport indique : « Les règles d’engagement transmises aux soldats furent les plus permissives et jamais portées à notre connaissance ».

Cette enquête, abondamment reprise par la presse internationale, a été critiquée par une partie de la classe politique israélienne, qui reproche à « Breaking the silence » d’utiliser des témoignages invérifiables pour jeter le discrédit sur l’armée. L’ONG est simultanément devenue la bête noire de la droite nationaliste, qui la désigne comme un ennemi de l’intérieur et l’accuse, malgré ses dénégations réitérées, de promouvoir le boycott d’Israël. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Moshé Yaalon, l’ont récemment prise pour cibles, tandis que plusieurs projets de loi visant à la faire interdire ont été rédigés par des députés du parti nationaliste-religieux "Foyer juif".

Ces derniers se plaignent : « Des ONG ont été créées spécialement pour ternir notre réputation aux yeux du public et des espions ont été infiltrés dans nos rangs ». Comme si la réputation d’Israël et de ses massacres était encore à faire....

L’armée d’occupation a ouvert huit enquêtes sur des infractions dévoilées par le rapport de « Breaking the silence », et demande l’identité de certains témoins.

« Nous avons refusé, car la protection des soldats qui acceptent de témoigner sur leur expérience dans les rangs de l’armée est au cœur de notre activité - tout comme le minutieux travail de vérification auquel nous nous livrons avant de publier leurs récits », argumente Yehuda Shaul, porte parole de l’association créée en 2004 par un groupe d’anciens soldats déployés à Hébron (Cisjordanie).

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2016/05/18/01003-20160518ARTFIG00048-israel-une-ong-d-anciens-soldats-dans-le-collimateur-de-la-justice.php

CAPJPO-EuroPalestine


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