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23 juin 2016

Mise en examen d’Alain Jochimek, représentant du Crif, pour « blanchiment d’argent criminel"

Alain Jochimek, directeur général de Lycamobile et représentant du Crif auprès de la haute fonction publique israélienne, a été mis en examen dans une affaire de blanchiment d’argent lié à la criminalité. "Pas un mot dans la presse écrite et audiovisuelle de l’Hexagone", fait remarquer Hicham HAMZA, dont nous reproduisons l’article ci-dessous.



"Incroyable mais vrai : dans la France de 2016, un influent dirigeant économique et communautaire peut être interpellé par la police et mis en examen sans susciter le moindre commentaire public dans la classe politique et médiatique.

Vendredi 17 juin, Alain Jochimek, "directeur général France" de l’opérateur de téléphonie Lycamobile, a été formellement mis en examen pour "blanchiment d’argent" lié à la criminalité et "escroquerie à la TVA" portant sur plusieurs millions d’euros.

La source de cette information édifiante ?

Le dense et brillant article publié dimanche 19 juin par le siège londonien d’un site américain dénommé BuzzFeed. Les journalistes britanniques Heidi Blake, Jane Bradley, Tom Warren et Richard Holmes ont ainsi enquêté durant plusieurs mois sur une vaste et complexe affaire de transactions financières fraduleuses en Europe qui auraient été supervisées par des cadres, des intermédiaires et des coursiers agissant pour le compte de Lycamobile, plus grand fournisseur du monde des appels internationaux low-cost.

Les fidèles lecteurs de Panamza ont déjà vu son patronyme figurer sur le site : il avait été exposé ici -le 25 août 2015- comme l’homme qui avait recruté et fait venir en France le Marocain Ayoub El Khazzani, "terroriste djihadiste" présumé de l’attaque du train Thalys. Par une curieuse concomittance, cette sombre affaire du Thalys refait parler d’elle, aujourd’hui même, avec six nouvelles interpellations en Belgique.

Jochimek n’est pas seulement un entrepreneur protéiforme (ex-collaborateur du couturier Claude Montana, gérant dans le domaine des produits d’entretien, dirigeant éphémère jusqu’en Floride/Grande-Bretagne/Suisse).

L’homme âgé de 64 ans est notamment l’un des "représentants" officiels du Conseil représentatif des institutions juives de France.

En septembre 2014, il fut ainsi convié à une rencontre singulière. Extrait d’un billet publié alors par le site du Crif :

" Le CRIF a reçu une trentaine de futurs hauts fonctionnaires israéliens. Cette délégation constitue la première promotion de Tzoarim, programme de haut niveau pour la formation des hauts fonctionnaires en France. Le CRIF était représenté par Richard Prasquier, ancien Président du CRIF et président du Keren Hayessod, Yonathan Arfi, vice-président du CRIF, Marc Djebali, membre du Bureau Exécutif du Fonds Social Juif Unifié, et Alain Jochimek, vice-président délégué du B’naï Brith de France."

Le B’naï Brith de France ?

Panamza avait déjà longuement évoqué cette discrète organisation dont l’influence est passée sous silence par la presse traditionnelle. C’était en mars 2014, à l’occasion du duel politique Hidalgo/NKM. Extrait : ’Il se présente comme "le plus grand organisme juif dans le monde et aussi l’un des plus anciens, depuis sa création en 1843.Basé à Washington, le B’naï Brith dispose de plusieurs antennes à travers le monde. La représentation française, qui a célébré ses 80 ans dans les salons d’honneur de la mairie de Paris, est présidée par Serge Dahan, un homme qui affirme vouloir "protéger l’image d’Israël" et "développer un système de lobbying" en faveur de la communauté juive de France. "

Précision importante : si l’association du communautarisme juif et du terme "lobby" (utilisé par Serge Dahan lui-même) est taboue dans l’Hexagone, elle est couramment employée outre-Atlantique, y compris dans la presse juive américaine pour désigner le travail du B’naï Brith.

Bibi fan du BB

A l’occasion de ses 170 ans, le B’naï Brith avait reçu les félicitations du Premier ministre israélien nationaliste Benyamin Netanyahou comme en témoigne la fin de ce clip promotionnel à la gloire du mouvement.

Le lundi 20 juin, aucun média de la presse écrite et audiovisuelle n’a fait état -depuis 72 heures- de l’interpellation et de la mise en examen de Jochimek, vice-président du B’naï Brith France.

À l’inverse, les médias anglo-saxons parmi lesquels The Times ont déjà commencé à relater la nouvelle.

Mention spéciale au Daily Mail qui, à l’instar de Panamza, est le seul organe d’information classique à souligner l’activité communautaire et "pro-israélienne" de Jochimek en tant que dirigeant du B’naï Brith.

Détail cocasse : cette ONG se vante -via sa page Facebook- d’être présente à l’ONU. Une présence tout-terrain : la fille de Jochimek, pourtant issue d’une simple école de design d’intérieur, travaille depuis 2006 au sein des services de communication de l’ONU, à New York.

Détail croustillant pour conclure : un autre membre de la famille Jochimek, prénommé Samuel et développeur web d’une organisation médicale sioniste, a longtemps exercé le poste de "directeur technique" pour Street Press, un site pro-israélien qui fustige régulièrement le prétendu "conspirationnisme" de Panamza.

Nul doute que nos chers confrères de Street Press ne manqueront pas de rapporter une mise en examen aujourd’hui embarrassante pour le clan Jochimek, le B’naï Brith et le Crif.’

HICHAM HAMZA

www.panamza.com

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