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29 juillet 2016

Israël soutient Daech mais terrorise les pacifistes israéliens

Menaces de mort, agressions, les opposants israéliens à la politique d’occupation et de colonisation israéliennes sont soumis, en toute impunité, à une politique de terreur en Israël, rapporte le journal Haaretz.



Manifestation à Tel Aviv, en décembre dernier, de Breaking the Silence ("Brisons le silence") avec des pancartes disant "Voilà ce à quoi ressemble l’occupation".

Les militants et sympathisants d’ONG telles que Breaking the Silence et B’Tselem rapportent les menaces qu’ils reçoivent et la manière dont y compris les membres de leurs familles sont harcelés par le gouvernement israélien.

Nadav Weiman, chargé de la communication au sein de Breaking the Silence (une organisation qui recueille des témoignages de soldats servant dans les territoires palestiniens occupés), a reçu un coup de fil d’un homme lui disant "On va te tuer, toi, ta femme et ton chien", en ajoutant le nom du chien pour montrer le sérieux de sa menace.

Le N° de tel de Weiman a été publié sur les sites de la droite israélienne, et il a été physiquement agressé à deux reprises. Une bande d’extrême droite est même venue le menacer à la sorite de l’université et c’est lui qui a été arrêté et accusé d’avoir provoqué des heurts.

A un autre moment il a été attaqué par des colons alors qu’il se trouvait à Hébron, et la police a dû l’escorter pour l’évacuer de la ville palestinienne.

Le site de Breaking the Silence a été également hacké dans une tentative de voler des données sur l’identité des soldats donnant des informations sur les exactions commises en Palestine occupée.

Selon la spécialité israélienne, abondamment pratiquée par Grégory Chelly, dit Ulcan, des proches de Breaking the Silence ont reçu des coups de fil leur annonçant des fausses nouvelles comme l’accident et l’hospitalisation de leur petite fille.

Des extrémistes ont également débarqué dans leurs locaux.

A tel point que les responsables de l’ONG ont dû louer les services de gardes du corps pour se déplacer dans ce beau pays où la "sécurité" est une grosse farce.

Les militants de plusieurs organisations visées, dont le Comité contre la Torture en Israël, ont fait savoir à Haaretz que ces méthodes d’intimidation, ces calomnies et insultes (ils sont régulièrement traités de "taupes de l’étranger") ne les feraient pas taire.

B’Tselem, qui a déposé de nombreuses plaintes, sans que la police prenne la moindre mesure contre ces attaques, a fait savoir qu’ils "cessaient désormais d’adresser des signalements sur les violations de l’armée auprès de la police militaire en charge des territoires palestiniens occupés, car ils se rendent compte que ces violations font partie du système d’occupation mis en place par Israël."

Et le rabbin Arik Ascherman, l’un des fondateurs des Rabbins pour les Droits de l’Homme, qui a été personnellement agressé par un colon, a indiqué à Haaretz que son association avait également été contrainte de prendre des mesures de sécurité. De même, "la Paix Maintenant", qui monitore les activités dans les colonies, ne peut plus annoncer publiquement ses actions et visites guidées sur place.

Ces attaques, expliquent les opposants israéliens, font partie d’une campagne orchestrée par le gouvernement pour les réduire au silence. "Mais elles provoquent parfois l’effet inverse, et nous n’avons jamais enregistré autant de demandes d’informations et de dons", font-ils remarquer.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine à partir d’un article de Ofra Edelman, publié le 29 juillet dans Haaretz : http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.733791)

CAPJPO-EuroPalestine


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