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12 août 2016

Stop à l’islamophobie : Le CCIF conteste l’arrêté du maire de Cannes

Le CCIF qui a été saisi par des citoyens et des associations locales à propos de l’arrêté du maire de Cannes, visant à interdire les femmes portant un signe "religieux ostentatoire" sur les plages, engage une action en justice, en référé.



(Crédits Photos : shutterstock)

COMMUNIQUÉ DU CCIF :

"Nous exprimons notre profonde préoccupation, quant à cette nouvelle atteinte aux principes les plus élémentaires du droit.

L’argumentaire avancé par le maire est choquant : Invoquant les attaques de Daesh visant « les symboles de la République française et le culte religieux catholique », le maire prétend vouloir éviter tout risque de trouble à l’ordre public en interdisant les tenues de plage « manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse ».

Instrumentalisant les attaques sanglantes à Nice* et le meurtre de l’Abbé Hamel, David Lisnard se complaît à vouloir assimiler tout signe religieux musulmans au terrorisme et à opposer les communautés musulmanes et catholiques. Faut-il rappeler à ce maire qu’une trentaine de victime de l’attaque de Nice était de confession musulmane, car le terrorisme nous vise tous indistinctement.

Cette vision est aussi en nette rupture avec la réalité du terrain. Au lendemain du tragique meurtre de l’Abbé Hamel, communautés musulmanes et chrétiennes ont spontanément avancé main dans la main. Dans plusieurs villes, ce sont des effusions de solidarité auxquelles nous avons assisté.

Pire, le maire se permet d’assumer l’illégalité de son arrêté en admettant vouloir « restreindre provisoirement la libre manifestation des convictions religieuses des usagers ».

Enfin, si le maire invoque le principe constitutionnel de laïcité, nous tenons simplement à rappeler que nulle part il existe, dans le droit positif français, de disposition interdisant la libre manifestation religieuse en public.

Le CCIF saisit donc aujourd’hui la justice aux côtés de citoyennes cannoises afin de rappeler au maire de Cannes la loi et de contester cet arrêté.

Ce n’est pas la première fois qu’un maire tente d’interdire les femmes portant le foulard sur une plage. Déjà, en juillet 2014 le maire Richard Trinquier (étiqueté LR) de Wissous avait tenté d’exploiter ses prérogatives en tant que maire pour exprimer son islamophobie.

Le CCIF, avec les familles, avait alors obtenu gain de cause.

Le préfet de l’Essonne, s’était joint à la procédure en contestant la validité de l’arrêt du maire de Wissous. A ce stade, le préfet des Alpes Maritimes n’a pas encore fait état de sa position dans ce dossier.

Notre avocat dans la région, Sefen Guez Guez s’occupe de mener l’action en référé.

Dans un contexte où chaque jour semble apporter une nouvelle polémique islamophobe, nous sommes déterminés et sereins dans le rappel de la loi et du droit."

CCIF

Source : http://www.islamophobie.net/articles/2016/08/12/le-ccif-conteste-l%E2%80%99arrete-du-maire-de-cannes?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=le_ccif_conteste_l_arrete_du_maire_de_cannes

  • CAPJPO-EuroPalestine souligne en outre que plus du quart des victimes de l’attentat de Nice, le 14 juillet, étaient d’origine magrhébine

CAPJPO-EuroPalestine


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