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24 août 2016

UEFA : exclusion du Beitar Jérusalem ! (Vidéo)

Nous appelons à un rassemblement ce jeudi 25 août à 17 H Place de l’Hôtal de Ville de Saint-Etienne pour réclamer l’exclusion du club de foot le plus raciste et le plus violent au monde. L’UEFA qui ose annoncer des sanctions contre le Celtic de Gasgow en raison des drapeaux palestiniens brandis pacifiquement par ses fans, tolère de dangereux voyous comme le Beitar Jérusalem ? Une honte ! Encore une vidéo qui en dit long sur la violence de ses fans, jamais sanctionnés..

De nombreuses vidéos accablantes pour le Beitar Jérusalem ont été supprimées de youtube, qui est réticent à montrer la violence quand il s’agit d’Israel.

Mais celle-ci est encore visible. Cela se passait à Jérusalem, en octobre 2008 et outre les importants dégâts matériels causés dans le stade, une quinzaine de personnes dans le public avaient été hospitalisées.

Et ça c’est quand les fans du Beitar sont contents !

Mais il y a aussi les ratonnades dans les rues de Jérusalem, après les matches. les scènes de lynchage de travailleurs arabes sont nombreuses et le gouvernement Israël a même dû annoncer l’ouverture d’une enquête en 2012 après des preuves vidéos (plus accessibles actuellement) et un article dans le Haaretz. (http://www.haaretz.com/print-edition/news/hundreds-of-beitar-jerusalem-fans-beat-up-arab-workers-in-mall-no-arrests-1.420270 ).

Mais personne n’a jamais arrêté et l’enquête s’est volatilisée.

Pourtant des centaines de hooligans supporters du Beitar Jérusalem avaient passé à tabac des travailleurs arabes, chargés du nettoyage, et des consommateurs dans un centre commercial de Jérusalem.

"Les supporters de Beitar Jerusalem sont arrivés en scandant des slogans racistes et anti-arabes". Des témoins ont également rapporté que des hommes ont harcelé trois femmes arabes alors qu’elles étaient accompagnées de leurs enfants. "Ils les ont insultées avant de cracher sur elles", selon les témoignages recueillis par Haaretz.

« Ils ont jeté les gens qui tentaient d’intervenir dans les boutiques, et les ont écrasés contre les vitrines. Le directeur de la sécurité du centre commercial a envoyé des gardes de sécurité pour essayer de ramener l’ordre, mais les fans du Beitar étaient trop nombreux. Il a appelé la police qui est arrivée une quarantaine de minutes après le début des heurts. Vers 10h30 le centre commercial a été évacué et la direction a fermé les portes.

Et leur comportement à l’étranger ne vaut pas beaucoup mieux. Ils ont fait notamment a démonstration de leur violence, de leur racisme et de leur sentiment d’impunité, lors de leur déplacement à Charleroi, en Belgique, l’été dernier.

"Ils se sont répandus, bourrés, en insultes et menaces... Ils ont été menaçants et insultants envers les autres passagers dans l’avion », avait rapporté la presse belge. Et pendant le match lui-même, le 17 juillet 2015, les voyous israéliens se sont déchaînés : jets de fumigènes, sièges arrachés, cris de singe en direction des joueurs de Charleroi d’origine africaine, obligeant l’arbitre à interrompre la rencontre à plusieurs reprises.




Et sur la pelouse, ce n’était pas mieux : tous les observateurs ont été frappés par l’agressivité des joueurs du Beitar, jusqu’à ce que l’arbitre se résolve à sortir un premier carton rouge au Beitarim Dasa, après 4 avertissements tout de même. Un deuxième joueur du Beitar devait d’ailleurs être lui aussi expulsé pour violence, dans la dernière partie de la rencontre.

Au coup de sifflet final, les brutes se vengeaient de la déculottée de leur équipe, en lançant un projectile sur le gardien de Charleroi, Penneteau, qui a été blessé.

Mais l’UEFA, loin de prendre des sanctions, les laissent revenir jouer en Europe ! Comme la Fédération Israélienne de Football, elle s’accommode parfaitement du racisme et de la violence du Beitar, de la même manière qu’elle accueille dans ses compétitions les clubs de football des colonies, et qu’elle n’a jamais levé le petit doigt pour protester contre la destruction du football palestinien par l’armée d’occupation israélienne.


C’est pourquoi nous devons être nombreux à dire notre indignation ce jeudi à Saint-Etienne.

Et pour celles et ceux qui sont trop loin pour venir, merci dire aux responsables de l’UEFA et de la FFF ce que vous pensez du football à l’israélienne :

  • auprès de l’UEFA : contact uefa.com
    - auprès de la FFF (87, Bd de Grenelle. 75015 Paris) - TEL : 01 44 31 73 00 - FAX : 01 44 31 73 73 - MAIL : noel.legraet fff.fr, virginie.rocheteau fff.fr

Ci-dessous également la lettre ouverte du comité BDS42

  • aux Présidents de l’ASSE Roland Romeyer et Bernard Caïazo,
  • à l’entraîneur Christophe Galtier, aux membres du staff, aux joueurs,
  • et aux responsables des clubs de supporters de l’Equipe masculine professionnelle de l’Association Sportive Saint-Etienne.

    "Le tirage au sort a désigné votre adversaire pour le premier tour de l’UEFA Europa League : l’équipe israélienne Beitar Jérusalem. Vous avez rencontré ce club israélien le mercredi 17 août 2016 à l’extérieur, en Israël. A l’heure où vous vous préparez à le recevoir pour le match retour, nous tenons à vous transmettre notre consternation, du fait de ces déplacements qui contredisent les valeurs sportives et antiracistes que vous et le sport êtes supposés défendre.

Connaissez-vous le club Beitar Jérusalem et ses supporters que vous allez recevoir ?

Le club Beitar est un club ultra-raciste qui a été fondé par David Horn, le chef du mouvement de jeunesse du parti du même nom, parti ultra sioniste et d’extrême droite. Et l’équipe était composée de jeunes de ce parti. En Israël, sport et politique sont donc intimement liés.

Les supporters de ce club, qui se font appeler La Familia, sont ultrasionistes, racistes et extrêmement violents. Leur slogan favori est « Mort aux arabes » et leur drapeau porte l’inscription « Beitar pur pour toujours ». Fin juillet, 19 de ces supporters ont été inculpés pour « tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de délits racistes, de possession illégale d’armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport » selon la police israélienne. Six d’entre eux sont en prison pour participation au meurtre du jeune palestinien brûlé vif en 2014.

Le Beitar n’a jamais recruté de joueurs arabes de nationalité israélienne alors qu’ils représentent plus de 17% de la population d’Israël. En 2013, le sélectionneur a tenté de recruter deux joueurs d’origine tchétchène. Leur entrée sur le terrain a été accueillie par des réactions de haine de la part des supporters et des joueurs du Beitar sous prétexte que ces joueurs étaient musulmans. Les violences ont duré plusieurs semaines, les locaux du club ont même été incendiés et les trophées détruits.

De plus, Jérusalem est une ville dont la situation est à rappeler. En 1948, 800.000 Palestiniens ont été chassés de chez eux. La ville, sous occupation israélienne depuis 1967 malgré de nombreuses résolutions de l’ONU, a été illégalement annexée par Israël. La communauté internationale ne la reconnaît pas comme capitale d’Israël pour cette raison. La France y a un consulat pour les territoires palestiniens occupés. Ses habitants palestiniens y sont régulièrement chassés de chez eux, leurs maisons détruites ou confisquées. Des quartiers entiers sont ainsi « nettoyés ».

Ce n’est pas seulement un triste épisode de l’Histoire. En effet, depuis maintenant 68 ans, Israël n’a jamais cessé ce processus d’expropriation et d’épuration ethnique de Jérusalem-Est. Cette politique spécifique fait partie de l’ensemble des agressions contre la population palestinienne, de crimes de guerre répétés, d’occupation et de colonisation des terres palestiniennes, de milliers de palestiniens emprisonnés sans jugement par le biais de la « détention administrative » reconductible tous les 6 mois pendant des années, tout cela en violation totale des droits de l’Homme et du droit international.

Cet Etat tente par tous les moyens d’imposer au reste du monde l’image d’un pays " normal " où l’on pourrait jouer de grandes compétitions sportives et oublier qu’à quelques kilomètres, l’armée impose un blocus illégal aux 2 millions d’habitants de la bande de Gaza depuis plus de 9 ans... La politique discriminatoire du gouvernement israélien à l’égard du peuple palestinien est considérée comme un apartheid, crime défini et caractérisé par le droit international après la fin du régime d’apartheid sud-africain des années 1948 -1994.

Les nombreuses restrictions de mouvement imposées à la population palestinienne des territoires occupés (blocus de Gaza, mur de l’apartheid et check points en Cisjordanie) par Israël pénalisent fortement les sportifs palestiniens. Elles se traduisent souvent par l’impossibilité pour toute une équipe de se regrouper, de se déplacer, de jouer à domicile en particulier à Jérusalem-Est ou à l’extérieur. Les sportifs sont également arrêtés et emprisonnés sans inculpation officielle, ni présentation devant un quelconque organe judiciaire, ni raison fournie aux proches.

Pour information, en juillet 2016, 7000 prisonniers politiques palestiniens sont dans les geôles israéliennes dont 350 enfants. Depuis 1967, plus de 800.000 palestiniens sont passés par les prisons israéliennes, et parmi eux des footballeurs : Sameh Maraabeh, Zakaria Daoud Issa, Imad Abbasi, Ziad Hassan, Omar Abu Rouis et Mohammed Ibrahim Nimr ces dernières années. Leurs carrières sont désormais brisées, comme l’a été celle du footballeur Mahmoud Sarsak détenu pendant trois ans, et libéré en 2012 suite à une grève de la faim héroïque de plus de 90 jours, au péril de sa vie.
Israël brise les carrières des sportifs palestiniens prometteurs par l’emprisonnement mais aussi par le meurtre et les blessures : par exemple, lors de l’agression meurtrière de Gaza appelée « Opération Plomb Durci » en 2008-9, trois footballeurs palestiniens ont été tués délibérément, en témoignent les blessures par balles.

Parmi ceux qui ont été tués lors de la dernière attaque de l’été 2014 par Israël, figurent Ahmad Muhammad al-Qatar et Uday Caber, deux joueurs de football de 19 ans à l’aurore de leur carrière.

En parallèle Israël détruit les infrastructures palestiniennes ou empêche leur développement (blocus à Gaza, blocage des équipements envoyés par la FIFA, droits de douane élevés…).

La FIFA s’est saisie de la question en créant en 2013 un groupe de travail mais les tentatives de médiation ont échoué. Suite à la menace de la demande palestinienne de suspendre Israël, retirée à la dernière minute lors du dernier Congrès de la FIFA de 2015, un comité de surveillance est mis en place. Mais aucune mesure concrète n’a été prise pour améliorer la situation(au moins trois footballeurs ont été emprisonnés depuis début 2016).

Ainsi Monsieur le Président, messieurs les dirigeants, membres du staff, joueurs, contribuez-vous à la normalisation de cet apartheid en accueillant Israël à travers le club du Beitar Jérusalem pour le match retour le 25 août prochain au Stade Geoffroy Guichard. En le permettant, vous participez à donner une image « fair-play » trompeuse à un Etat oppresseur et injuste.

Peut-être ignorez-vous que les organisations de la société civile palestinienne ont lancé un appel, aux sportifs entre autres, à toutes les consciences morales en fait, pour qu’ils ne se rendent pas « jouer » en Israël tant que cet état continue d’ignorer les résolutions des Nations Unies, de violer les normes du droit international et de priver les Palestiniens de leurs droits humains les plus élémentaires.

Alors nous citoyens de notre ville, et amoureux du vrai sport nous vous demandons : restez fidèles aux principes éthiques et aux vraies valeurs du sport, ne vous laissez pas manipuler, refusez d’être complices d’une propagande visant sous couvert du sport à masquer les réalités de l’État colonial et d’apartheid qu’est l’État d’Israël.

Ne jouez pas avec l’apartheid !

Nous restons à votre entière disposition pour tout supplément d’information."

BDS 42

CAPJPO-EuroPalestine


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