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29 août 2016

Le "Cénacle" islamophobe dans les médias

Les commentaires de certains journalistes, après la nouvelle affaire scandaleuse du refus de servir des femmes qui portaient un foulard et les propos racistes du propriétaire du restaurant "Le Cénacle" à Tremblay en France (Seine St Denis), sont proprement hallucinants.



Sur France Info ce lundi midi, la présentatrice qui invitait Mohammed Hénniche, représentant des associations musulmanes de Seine Saint Denis, a quasiment pris parti pour les islamophobes, se permettant de poser les questions suivantes à son invité :

  • Mais que faites vous pour rassurer ces gens qui ont peur de l’Islam ?
  • Mais le fait qu’il se soit excusé (le restaurateur) ne vous suffit pas ?

Et à un juriste qu’elle interviewait ensuite, la même journaliste demandait :

  • Mais, on n’a pas le droit de refuser un client ?

et encore

  • Mais est-ce judicieux d’avoir fait une vidéo de la scène ?

Pour rappel, une des deux femmes voilées que le gestionnaire du Cénacle (bien retenir le nom pour ne pas risquer d’aller lui donner de l’argent...) a virées de son restaurant ce samedi soir en disant : « Madame, les terroristes sont musulmans et tous les musulmans sont terroristes", a heureusement filmé toute la scène (cf la vidéo sur twitter ou sur http://www.liberation.fr/france/2016/08/28/un-restaurateur-refuse-de-servir-deux-femmes-voilees_1475137?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot )

Les victimes ont saisi le CCIF, la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a saisi la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, et le parquet a ouvert une enquête.

Mais cela ne suffit pas à cette journaliste qui ose renverser les rôles et présenter le restaurateur comme la victime ("il a peur à cause de la radicalisation de l’islam", explique-t-elle).

On a eu le même phénomène après la récente décision du conseil d’Etat condamnant les arrêtés d’interdiction du burkini sur les plages.

Frustrés, plusieurs journalistes de chaînes en vue ont abondamment redonné la parole aux plus réactionnaires et racistes des politiciens et autre commentateurs, pour qu’ils en remettent une couche islamophobe.

Les quolibets de la presse étrangère à l’encontre d’une France aussi stupide et intolérante ne leur suffit pas.

Le New York Times a donc remis le couvert ce week-end, sous le titre : "Du bikini au burkini, l’art de décider ce que les femmes doivent porter".

Article qui met côte à côte deux photos, montrant pour la première, un agent de police en train de verbaliser une femme pas assez couverte sur une plage de Rimini (Italie) en 1957, et celle de policiers français obligeant une femme à se déshabiller, en ce mois d’août sur une plage française.

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Décidément, il ne faut pas que certains journalistes s’étonnent si le mot "merdias" est de plus en plus courant pour qualifier ces "mangent merde", qui relaient une propagande aussi moyenâgeuse que dangereuse.

CAPJPO-EuroPalestine


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