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20 octobre 2016

A Amiens, le procès des salariés s’est transformé en procès du patronat et du gouvernement (Photos et vidéo)

Devant plus de 5000 personnes venues mercredi à Amiens afficher leur soutien aux 8 salariés de Goodyear qui comparaissaient en appel et avaient été condamnés en première instance à 2 ans de prison dont 9 mois ferme pour avoir retenu en réunion 2 dirigeants de l’entreprise, après l’annonce du licenciement de 1243 salariés, des syndicalistes notamment, de la CGT venue en force, ont défilé pendant une douzaine d’heures, non seulement pour exiger la relaxe des inculpés, mais aussi pour faire le procès des vrais responsables de cette situation : le patronat et l’Etat.



Le délibéré sera rendu le 11 janvier prochain et le procureur a revu à la baisse ses réquisitions, ne demandant plus que 2 ans avec sursis contre les 8 inculpés, puisque dans cette affaire, il n’y a aucune plainte de Goodyear, ni des deux cadres qui n’estiment pas avoir été maltraités.

C’est donc l’Etat qui veut faire un exemple et veut montrer aux travailleurs ce qu’il en coûte de s’en prendre aux voyous à la tête des entreprises qui licencient malgré les profits.

Alors que des dizaines de comités de soutien aux Goodyear se sont formés en France, mais aussi en Belgique et en Allemagne, des dizaines de militants de la SNCF, de la poste, du bâtiment, et même de l’administration pénitentiaire et judiciaire, sont venus témoigner des multiples condamnations arbitraires qui s’abattent contre eux, pour criminaliser toute forme de résistance à l’aggravation des conditions de travail, et aux licenciements en présence de profits.

Et Goodyear en est un bon exemple, puisque la décision de licencier a été prise en présence de 3,5 milliards de profits réalisés par le groupe.

"Jamais il n’y a eu autant de fric dans notre pays, et jamais il n’y a eu autant de pauvreté", a souligné Michael, l’un des 8 inculpés de Goodyear, appelant "la base à reprendre ce qui lui appartient".


"On se croit de retour au 19ème siècle" , s’indignaient les intervenants dénonçant les "fossoyeurs du code du travail" et "les vrai voyous qui ne sont pas condamnés : patrons de grandes entreprises qui exercent une violence terrible de manière quotidienne sur les travailleurs’ et "leurs caniches", les politiciens à leur solde.

On a pu entendre les exemples concrets de violence quotidienne contre des travailleurs, de suppression de leurs droits, dans un contexte de graves violences policières, y compris face à des actions pacifiques, allant du jet de confettis sur un mur (Les 5 de Roanne) ou à la confection d’une affiche contre la répression, sans compter des personnes qui ont eu le "tort" de s’interposer ou de filmer des abus racistes de la part de "détenteurs de l’autorité".

"Le trouble à l’ordre public, c’est l’Etat", ont conclu tous les syndicalistes présents en appelant à l’unité dans la lutte de toutes les couches de la société brimées, exploitées et méprisées : dans les entreprises, dans les quartiers populaires, sans oublier les jeunes et les précaires.







Défilé incessant, toute la journée, pour se rendre au rassemblement à Amiens


Et aussi devant le tribunal d’Amiens dès 8 H du matin

  • VIDEO DE CHRIS DEN HOND :

CAPJPO-EuroPalestine


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