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24 novembre 2016

Soutien aux prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim !

Ils sont nombreux en grève de la faim dans les prisons israéliennes, notamment contre la détention "administrative", qui ne leur permet pas de savoir de quoi ils sont inculpés, ni combien de temps ils vont rester en prison. Ainsi deux d’entre eux sont hospitalisés dans un état critique après 60 jours de grève de la faim.


Ni charge, ni procès, pour Anas Shadid d’Hébron, 20 ans, et Ahmad Abu Farah, 29 ans. Ils sont en grève de la faim depuis le 24 septembre dernier, et leur état de santé s’est gravement détérioré.

Depuis le 18 novembre, il sont enfermés dans une chambre du centre médical israélien Assaf Harofeh, alors qu’ils souffrent de troubles cardiaques, perte de la vision, de mémoire, douleurs de poitrine et abdominales, et vomissements, selon leur avocat qui pu leur rendre visite.

Ils ne peuvent plus se lever de leurs lits et ils n’ont pas pris de douche depuis 20 jours.

Comme les autres prisonniers politiques palestiniens, les représailles contre leur grève de la faim comprennent la privation de visites familiale et la mise à l’isolement.

Nour al-Din Amar, 30 ans, est quant à lui en grève de la faim depuis 22 jours pour protester contre son enfermement en cellule d’isolement depuis 3 ans, et le fait que sa fracture du bras, causée par les coups des soldats israéliens, n’est toujours pas traitée.

Ammar Ibrahim Hamour, en détention administrative, est en grève de la faim depuis lundi. Il en est à sa deuxième peine de 6 mois de prison, toujours "administrative" (dossier soi-disant "secret" )



Le Sheikh Raed Salah, dirigeant de la branche Nord du Mouvement Islamique, qui est un parti politique en Israel, s’est également mis en grève de la faim pour dénoncer les mauvais traitements et l’isolement qui lui sont infligés depuis le début de sa détention. Du coup toutes ses affaires lui ont été confisquées, dont sa radio, sa TV, tous ses appareils électriques, ainsi que le livre qu’il était en train d’écrire.

Il a été inculpé fin octobre 2015, pour "incitation à la violence et au terrorisme” en raison d’un sermon qu’il a prononcé dans une mosquée de Jérusalem Est en 2007. Salah Raed avait appelé les Musulmans à protéger la mosquée Al-Aqsa contre les colons et les parlementaires israéliens qui essaient de s’y infiltrer en permanence.

Juste après son emprisonnement, Netanyahou a interdit son parti et fait fermer tous ses bureaux et centres sociaux.

Depuis qu’il est emprisonné par l’occupant, il est privé de livres et de visites, y compris celles de parlementaires du Parti Balad.


Par ailleurs, israël n’a toujours pas libéré un prisonnier palestinien qui a passé plus de 35 ans de sa vie dans les prisons israéliennes, et ceci malgré le fait qu’il ait fini sa dernière peine de 30 mois .

Nael Barghouthi, arrêté à l’âge de 20 ans, et accusé d’avoir été membre d’une organisation de la résistance armée à l’occupation, avait été libéré lors de l’échange de prisonniers contre Gilad Sahlit en 2011. Mais il a ensuite été ré-arrété en 2014, pour "n’avoir pas respecté les termes de sa libération". ("Fourre-tout" israélien pour tous les prisonniers politiques ré-arrêtés après leur libération).

BOYCOTT ISRAEL !

TOUS AU RASSEMBLEMENT DU SAMEDI 3 DÉCEMBRE PLACE SAINT-MICHEL POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS !

CAPJPO-EuroPalestine


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