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21 décembre 2016

Les enfants de Palestine : hommage aux tués et aux blessés dont personne n’a parlé

Defense for Children International (DCI) publie dans son dernier rapport de nombreux cas d’enfants, blessés, tué, agressés, par l’armée d’occupation ou par des colons, cette année. En voici 3, tout à fait emblématiques de la situation des enfants palestiniens :


Adnan Amir, a 10 ans, agressé par un colon alors qu’il rentrait de l’école. (Photo : Amir family)

C’était le 30 octobre dernier. Il a été attaqué dans le quartier de Siwan (Jérusalem Est) par un colon qui passait en moto et l’a aspergé de poivre dans les yeux, après l’avoir jeté par terre.

En plus de sa bombe lacrymogène, l’homme a saisi une pierre et l’a frappé à la jambe avec, puis l’a trainé ainsi sur la chaussée, jusqu’à chez lui où il retenu l’enfant terrorisé.

Au lieu d’arrêter l’agresseur, c’est Adnan que la police a arrêté, menotté, puis interrogé en l’absence de ses parents et de tout avocat, sans même lui apporter le moindre soin, indique DCI.

“Ils m’ont menotté dans le dos et ont refusé d’essuyer le gaz qui me brûlait le visage. Je hurlais de douleur", raconte Adnan.

Sa mère, arrivée sur le lieu du rime, n’a pas eu le droit de s’approcher de son enfant de 10 ans, qui a été emmené au commissariat de Jabal Abu Ghnaim , qui a été contraint de signer une déclaration en hébreu, langue qu’il ne comprend pas.

Relâché au bout de 4 heures, et après avoir été emmené à l’hôpital par ses parents pour y être soigné, il a été reconvoqué par la police le lendemain, pour interrogatoire.

C’est un cas parmi d’autres enfants agressés ainsi à Jérusalem Est où les colons qui emménagent essaient de chasser de la sorte les familles palestiniennes.

En toute impunité. Les enfants palestiniens risquent de 15 à 20 ans de prison pour une pierre lancée sur un véhicule militaire de l’occupant, mais les colons peuvent blesser et tuer sans la moindre sanction.

Souvent c’est la police qui vient elle-même chasser des familles palestiniennes de leur appartement qu’ils occupent depuis des décennies, pour le donner à des colons.


Bara Esawi, 12 ans, blessée pour ne pas s’être arrêtée au checkpoint d’Eliyahu près de Qalqilya, au nord ouest de Ramallah, le 21 septembre dernier.

Elle ne portait aucune arme, seulement ses livres scolaires dans son sac à dos. Mais elle ne supportait plus la vie qu’elle menait, elle était "au bout du rouleau", explique DCI.

Sa tante, dont elle était très proche avait été tuée par des soldats à ce même checkpoint moins d’un an plus tôt.

Alors, elle n’a pas obéi aux ordres des soldats. Elle ne s’est pas arrêtée. A la dernière minute, elle prit peur et voulut repartir, alors que les soldats lui hurlaient dessus en hébreu.

Elle a reçu 5 balles dans les jambes, a été emmenée dans un hôpital israélien où Bara dit avoir été malmenée par les infirmières qui la traitaient de terroriste.

Elle fut interrogée dans cet hôpital par des soldats qui ne l’informèrent pas de ses droits et lui firent signer un papier en hébreu.

Bien qu’elle n’eut ni couteau ni autre arme dans ses affaires, les medias israéliens firent état d’une attaque terroriste la concernant.

Elle fut finalement libérée, mais DCI rapporte que les cas de tentatives de suicide de ce genre parmi les enfants et adolescents palestiniens ne sont pas rares.


Abdullah Abu Madeef, 10 ans, tué dans son sommeil par une balle perdue le 12 octobre dernier, dans la bande de Gaza.

Sa maison aux parois fines se trouve à 2 km du poste frontière israélien dans le village de Qarara, près de Khan Younes.

Sa famille occupe cet abri précaire après avoir été déplacée à deux reprises, suite aux bombardements israéliens de 2008 et 2014.

La balle est entrée par le plafond et s’est logée dans son dos.

D’une manière générale, les enfants de Gaza vivent dans l’insécurité, indique le bureau de l’ONU pour les affaires humanitaires, qui a recensé 9 morts et 167 blessés parmi eux, cette année.

Il souligne que 88 897 Palestiniens de Gaza, dont 44 enfants sont particulièrerment vulnérables, après avoir été déplacés en raison des attaques israéliennes. En raison du blocus et du peux de matériaux de construction qui entrent dans la bande de Gaza, 4,5 % d’entre eux vivent encore dans des tentes malgré le froid.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : http://www.dci-palestine.org/sleeping_10_year_old_boy_shot_dead_in_gaza_shooter_unknown?utm_campaign=11_30newsletter&utm_medium=email&utm_source=dcipalestine

CAPJPO-EuroPalestine


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