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26 décembre 2016

"Israel en danger : son économie va mal", s’inquiètent les amis d’Israel...

Commentant le déficit de la balance commerciale, ainsi que le nouveau chiffre de 20 % de la population vivant en-dessous du seuil de pauvreté en israël, Jacques Benillouche s’alarme "des réductions dans les investissements pour la production d’armes israéliennes" et du tarissement de l’immigration française en Israel .


"Deux nouvelles importantes, publiées le même jour, ont plombé l’ambiance en Israël car elles relativisent la bonne santé de l’économie israélienne. Le bureau central israélien des statistiques annonce que le déficit de la balance commerciale a atteint 7,5 milliards d’euros contre 1,1 milliard d’euros l’an dernier par suite d’une baisse de 15% des exportations. Par ailleurs, le dernier rapport de l’Institut national des assurances sociales révèle que 20% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté à savoir 1.217.900 personnes dont 764.200 enfants. Les pauvres sont devenus plus pauvres. Sur les 36 pays de l’OCDE, Israël figure désormais à la dernière place, en termes de niveau de pauvreté et d’inégalité, loin derrière les États-Unis, la Turquie et le Mexique. ", écrit-il sur le site de slate.fr.

« Israël : pile, c’est la start-up nation, face, c’est la misère », rapporte-t-il dans la bouche du président de la commission des affaires sociales du parlement israélien.

Autre inquiétude : "La baisse des alyah : pour les Français la fin du mirage israélien"

"L’augmentation de la pauvreté décourage les candidats à l’alyah, l’immigration, qui reste un élément clé de la sécurité par une croissance externe de la population. Les Juifs français ne seront que 3.500 à tenter l’aventure israélienne contre près de 8.000 l’an dernier, sans compter ceux qui se découragent et retournent à leur point de départ. L’alyah est le poumon d’Israël car elle développe la consommation et favorise le peuplement des implantations, garantes de la sécurité de la Cisjordanie", souligne-t-il.

"Ces rapports officiels, conclut-il, dressent le bilan de la politique sociale, certes, mais ils présentent des perspectives négatives sur la politique de défense du pays. La baisse induite des budgets de l’État influe sur l’industrie militaire parce qu’elle entraîne des réductions dans les investissements pour la production d’armes. Le déficit de la balance commerciale s’explique en grande partie par une baisse des exportations d’armes. Ainsi, la brouille avec la Turquie, qui se fournissait uniquement auprès des industries israéliennes, a grevé une source essentielle de financement de l’industrie militaire. Israël est loin de talonner la France, comme en 2009, à la quatrième place des exportateurs d’armes.

La guerre contre le terrorisme n’a pas eu d’impact sur les entreprises israéliennes à l’instar des années 2009/2010 qui avaient vu les ventes d’armes israéliennes grimper en flèche. Or la vente d’armes consolide la sécurité d’Israël en créant des amitiés politiques et en finançant les industries indispensables du pays. C’est le cas avec le Brésil, l’Inde et le Mexique qui sont devenus les plus gros clients d’armes israéliennes ainsi qu’avec plusieurs pays africains qu’Israël refuse de nommer. C’est d’ailleurs la finalité de la visite, la semaine passée, de Benjamin Netanyahou dans deux pays musulmans de l’Est, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan. Le développement du commerce avec ces deux pays consolide la barrière sécuritaire autour de l’Iran. Or Israël connaît des échecs, déjà depuis l’année 2015, puisque le ministère israélien de la Défense avait publié des chiffres qui prouvaient que la forteresse israélienne se fissurait. (...)

Parce que les budgets militaires ont baissé, les industries d’armement ont été dans l’incapacité de développer de nouveaux produits indispensables pour rivaliser avec les progrès des ennemis comme l’Iran.

La puissance d’exportation constitue la stratégie d’indépendance d’Israël face aux négociations internationales. En cas de baisse ou de faiblesse budgétaire, Israël devient sensible aux pressions américaines qui pourraient imposer des concessions politiques au gouvernement de Jérusalem. C’est dire que les résultats économiques vont bien au-delà du seul calcul de statistiques alors que le budget de la défense est en baisse à 14,7 milliards de dollars. "

Source : http://www.slate.fr/story/131729/sante-economique-israel

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