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8 mars 2017

Journée de la femme... dont les prisonnières politiques palestiniennes

Les Palestiniennes de tous âges sont des milliers à être passées par les geôles de l’occupant israélien. Aujourd’hui 59 d’entre elles, dont des mineures, sont emprisonnées. Ne les oublions pas.


Addameer, l’association palestinienne de défense des prisonniers, souligne que parmi ces femmes détenues en Israël, soumises à la torture pendant les interrogatoires, 12 sont des adolescentes, 16 sont des mères, et deux des détenues "administratives" (incarcérées sans inculpation, ni procès).

Leur détention en israel, dans les prisons de HaSharon et de Damon, est en outre illégale car les Conventions de Genève stipulent que l’occupant n’a pas le droit de transférer tout ou partie de la population occupée sur son territoire.

Depuis le début de l’occupation en 1967, plus de 10.000 Palestiniennes ont été emprisonnées par Israel, après avoir été arrêtées dans la rue, chez elles, aux checkpoints, et pendant les raids violents menés par l’armée d’occupation.

Leurs foyers sont souvent saccagées par l’armée.

Elles sont embarquées yeux bandées, menottées dans des jeeps militaires ou des chiens d’attaque sont placées à côté d’elles.

Marah Bakeer, âgée de 16 ans et vivant à Jérusalem, a été arrêtée en octobre 2015, après avoir reçu 10 balles dans son bras gauche, et jetée comme un chien sur un lit d’hôpital, main et jambe attachées au lit, sans moyen de couvrir son corps, malgré ses demandes.

Ceci pendant que 2 gardes masculins l’injuriaient et prenaient des "selfies" avec elle, contre son gré.

Une vidéo a montré que contrairement aux accusations, elle n’était pas armée et ne prétendait mener aucune attaque. Malgré cela, elle a été condamnée en janvier dernier par un tribunal militaire à 8 ans et demi de prison.

Lors des interrogatoires, les femmes palestiniennes n’ont pas le droit d’avoir un avocat à leurs côtés, et subissent pendant plusieurs jours tortures et mauvais traitements qui provoquent des souffrances physiques et psychologiques.

Sans parler des mises en cellule d’isolement, de la privation de sommeil, de nourriture et d’eau, de la possibilité d’aller aux toilettes, de se laver ou de changer de vêtements qui peut durer des jours voire des semaines.

Elles sont obligées de rester dans des positions douloureuses pendant qu’on leur hurle dessus des insultes, qu’on les menace d’envahir leur maison et d’arrêter d’autres membres de leur famille, et qu’on les harcèle sexuellement.

Les témoignages et preuves recueillis par Addameer sont nombreux. Les rapports d’ONG palestiniennes, israéliennes et internationales dénonçant cette situation se succèdent depuis des années

Ce mercredi 8 mars, Journée internationale de la Femme, n’oublions pas des prisonnières palestiniennes !


Addameer Prisoner Support and Human Rights Association

P. O. Box : 17338, Jerusalem - 3 Edward Said Street. Sebat Bldg.1st Floor, Suite 2

Ramallah, Palestine : Tel : +972 (0)2 296 0446 / 297 0136. Fax : +972 (0)2 296 0447

Email : info addameer.ps -Website : www.addameer.org

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine


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