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10 mars 2017

Va-t-on laisser mourir Mohamed Al Qiq, le journaliste à nouveau emprisonné par Israel ?

Il a bien failli mourir de sa longue grève de la faim de 94 jours, avant d’être libéré. Mais après sa ré-arrestation et sa deuxième grève de la faim pour protester contre sa détention "administrative" Mohamed Al Qiq, se dit qu’il ne peut pas céder même si sa vie ne tient plus qu’à un fil. Sa famille et ses amis appellent à l’aide. Les manifestations se multiplient en Palestine.


Cet homme ne se bat pas pour lui mais contre l’injustice et la négation du droit dans un Etat qui est présenté comme un modèle de civilisation par nos gouvernements.

Une terrible épreuve où l’occupant israélien voudrait donner une leçon aux Palestiniens sur l’inefficacité des grèves de la faim courageusement menées par ces prisonniers politiques enfermés dans ses geôles, sans la moindre inculpation, ni procès.

Nos médias n’en parlent pas, et la première grève ayant donné lieu à des mobilisations pour le même prisonnier, Israel espère que les gens vont se lasser ou se démoraliser, d’autant que l’organisme de Mohamed Al Qiq est extrêmement fragilisé par sa première grève de la faim et qu’il ne pourra pas rester sans s’alimenter aussi longtemps cette fois-ci.

Les séquelles de sa première grève de la faim étaient graves, au point qu’il a voulu consulter un spécialiste en Jordanie, mais Israel lui a refusé le permis de sortie, l’an dernier.

Il en est actuellement à son 28ème jour de grève. Il ne peut plus marcher, ni parler, sa vision est trouble et il crache du sang, indique son épouse Fayha, qui tient l’information de l’avocat qui a le droit de voir Mohamed Al-Qiq une fois par semaine, alors que personne de sa famille, pas même son épouse n’est autorisée à lui rendre visite.


Des calculs morbides caractéristiques de cet état colonial qui ne recule devant aucune atrocité pour décourager les Palestiniens de rester sur leur terre et de continuer à résister.

Le père de Mohamed Al-Qiq, avocat, lui même incarcéré plusieurs fois par Israel en détention "administrative", s’inquiète notamment pour ses petits enfants, les enfants de Mohammed et de Fayha, âgés de 2 ans et demi et de 5 ans, qui ne cessent de réclamer leur père.



Manifestation en soutien à Mohamed Al-Qiq ce dimanche à Deisheh (Photo : Sheren Khalel/Mondoweiss)

“Oui, il y a de la solidarité en Palestine, mais là, il faut une mobilisation plus importante", s’inquiète son épouse.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source :http://mondoweiss.net

CAPJPO-EuroPalestine


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