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17 avril 2017

Israel menace déjà les prisonniers palestiniens en grève de la faim

Tandis que les prisonniers en grève de la faim ont retiré tous les produits alimentaires de leurs cellules dimanche soir, et se sont rasés la tête dans toutes les prisons israéliennes, à Gilboa, Hadarim, Ashkelon, Ktziot, Nafha, et Ramon, la solidarité a commencé à se manifester en Palestine, tandis qu’israël manie déjà les menaces.



De droite à gauche : Marwan Bargouthi, Ahmad Saadat, Karim Yunis, Nael Barghouthi, Fouad Shubaki

Ainsi, à Bethléem, dans le camp de Deishe, de nombreux militants se sont eux aussi rasé la tête en signe de solidarité, tandis qu’un premier rassemblement s’est tenu dimanche soir près du camp de réfugiés d’Aïda pour rendre hommage aux prisonniers actuels et anciens du camp.

“Une grève de la faim massive a débuté aujourd’hui pour exiger des droits fondamentaux tels que la fin de la détention "administrative, de la torture, des mauvais traitements, de la détention des enfants, de la négligence médicale, du confinement solitaire, de la privation de visites familiales et du droit à l’éducation", a déclaré solennellement Hanan Ashrawi, une des dirigeants de l’OLP, en rendant hommage au courage et à la générosité de tous les grévistes de la faim qui se battent pour la liberté et la dignité de tout le peuple palestinien".

“La communauté internationale dans son ensemble devrait être scandalisée et inquiète de la manière dont Israel viole tous les droits de prisonniers et fait peu cas de leurs vies, notamment les malades, les femmes, les enfants et les personnes âgées"".

Amnesty International a pour sa part publié un communiqué affirmant que "la politique israélienne de détention depuis des décennies de Palestiniens des territoires palestiniens occupés à l’intérieur d’Israel et en les privant de visites familiales est non seulement cruelle mais en violation flagrante du droit international".

Les grévistes ciblent également les dirigeants de la Croix Rouge Internationale qui non seulement ne font rien pour améliorer les conditions de détention des prisonniers palestiniens, mais ont en plus supprimé l’an dernier une des deux visites familiales mensuelles auxquelles ils avaient droit.

L’administration pénitentaire israéliene a pour sa part déclaré qu’elle ne répondrait positivement à aucune des revendications des grévistes de la faim, tandis que Gilad Erdan, ministre de la "sécurité publique" a ordonné la mise en place d’un hôpital militaire à l’intérieur des prisons pour s’assurer qu’aucun prisonnier palestinien ne serait transféré vers des hôpitaux civils israéliens.

Ces derniers ayant pour le moment refusé d’appliquer la décision de la Cour Suprême israélienne qui a autorisé l’alimentation forcée des prisonniers palestiniens en grève de la faim, une pratique assimilée à une torture selon l’éthique médicale internationale, les associations de défense des prisonniers palestiniens telles que Samidoun redoutent qu’Israel tente de le faire par le biais de ces hôpitaux militaires à l’intérieur des prisons.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Sources : Maan news Agency et Samidoun

CAPJPO-EuroPalestine


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