Adhésions et dons       CAPJPO-EuroPalestine en faits       Contact 
Vidéos
3 mai 2017

La grève de la faim des prisonniers palestiniens s’étend à toutes les formations politiques

Plusieurs dizaines de leaders palestiniens emprisonnés par Israël, appartenant à toutes les formations politiques, rejoignent à partir de jeudi 1.500 de leurs camarades en grève de la faim, commencée il y a 17 jours.


Alors que la grève a été jusqu’à présent majoritairement le fait de militants du Fatah, à commencer par le leader de ce parti Marwan Barghouti, l’entrée dans la lutte de Abbas al Sayyed, président du comité des prisonniers du Hamas, ainsi que Zayed Bseisi et 16 autres membres dirigeants du Djihad Islamique, a été annoncée mercredi.

L’annonce, en a été faite au cours d’une conférence de presse se déroulant simultanément à Gaza et à Ramallah, en présence de représentants du Fatah, du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), du Front Démocratique de Libération de la Palestine (DFLP), du Hamas et du Djihad Islamique.

Comme leurs camarades entrés en grève le 17 avril, ces militants se sont engagés à refuser toute nourriture et tous suppléments nutritifs, et à n’absorber que de l’eau additionnée de sel. Ils demandent le respect de droits élémentaires, dont un accès à des soins corrects pour celles et ceux qui en ont besoin, le droit de poursuivre des études, ou encore l’abolition de la « détention administrative » qui consiste à emprisonner quelqu’un pour des durées indéterminées sans jugement ni même mise en examen.

Le régime d’apartheid a jusqu’à présent répondu à la grève par la force et une série supplémentaire de violations du droit international : suppression de visites familiales, placement à l’isolement des « meneurs », confiscation des effets personnels des prisonniers, et interdiction d’accès à leurs avocats.

Sur ce dernier point, Israël semble avoir reculé mercredi, puisque son administration pénitentiaire a annoncé qu’elle rétablissait le droit de visite d’un nombre indéterminé de détenus.

Mais chaque jour qui passe est une terrible épreuve pour les grévistes. L’ONG de soutien aux prisonniers Addameer s’est alarmée mercredi de la détérioration rapide de la santé de plusieurs prisonniers, dont une vingtaine ont été transférés dans la « clinique » installée à l’intérieur de la prison de Ramle.

Les prisonniers palestiniens ne peuvent compter que sur la solidarité de la société civile dans le monde entier. Des initiatives sont prises : ainsi, dans plusieurs villes européennes (Manchester, Edimbourg, Turin …) des grèves de la faim ont démarré dans des universités, et plusieurs autres devraient l’être prochainement.

CAPJPO-EuroPalestine


Derniers articles dans la même rubrique 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80 | ... | 8530