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1er juin 2017

Gaza : Les Palestiniens de Gaza pris en otages par Israel, dénonce l’envoyé de l’ONU

"Il y a pire qu’une âme asservie, c’est une âme habituée", disait Charles Péguy. C’est ce qu’on est train de faire : banaliser un camp de concentration qui dure depuis 10 ans, avec des conséquences dramatiques. Puisque personne n’en parle plus, c’est que cela n’existe plus, n’est-ce pas ? A nous de briser ce silence odieux : on ne pourra pas dire "Je ne savais pas". Honte à ceux qui osent parler de "devoir de mémoire" et qui tuent à petit feu hommes, femmes et enfants, enfermés, privés de soins, d’électricité, d’eau potable, et de visites !



Nikolay Mladenov, coordinateur de l’ONU. (AFP / Haidar Hamdani, File)

Le coordinateur des nations Unies pour le processus de paix au Moyen Orient, Nikolay Mladenov., vient de prévenir le conseil de sécurité de l’ONU dans ces termes : "Nous nous dirigeons vers une crise majeure, les yeux grands ouverts. Il faut faire cesser le blocus".

Il a souligné que cette crise est particulièrement dramatique au niveau de la pénurie d’électricité, les habitants de la bande de Gaza ne disposant plus que de 4 H d’électricité par jour (ou par nuit) depuis avril dernier, ce qui a des conséquences non seulement dans la vie quotidienne des ménages, pour faire à manger, pour conserver au frais la nourriture, pour brancher des appareils, mais aussi dans les hôpitaux où les générateurs n’arrivent plus à compenser l’absence d’électricité.

Mladenov a constaté que "les hôpitaux de Gaza sont obligés de repousser les interventions chirurgicales programmées et de réduire de 80 % les activités de nettoyage, alimentation et stérilisation"

“Cinquante et un services chirurgicaux et obstétriques, ainsi que 5 centres d’hémodialyse, comme d’autres services d’urgences auraient fermé si l’ONU n’avaient pas fourni en urgence le 27 avril dernier des générateurs", a-t-il indiqué.

Terrible conséquence également sur le plan de l’épuration des eaux sales et des risques d’infection, tout comme la désalinisation de l’eau de mer, dont les usines tournent à 15 % de leur capacité, ce qui rend l’eau potable quasiment indisponible.

L’unique centrale électrique de Gaza, qui fournissait 30 % de l’essence a fermé en avril après que le Qatar et la Turquie eurent cesser leurs livraison d’essence à Gaza et que l’Autorité Palestinienne eut élevé considérablement les taxes de l’essence destinée à la bande de Gaza.

Cette crise est aggravée par le parti pris de l’Autorité Palestinienne de punir les Palestiniens de Gaza, gouvernée par le Hamas, en les privant d’électricité.

Et le gouvernement israélien a lui même décidé de réduire son approvisionnement en électricité à Gaza à la demande de l’Autorité Palestinienne qui a déclaré ne pas pouvoir payer la facture.

“Et ce sont les Palestiniens les plus pauvres, les femmes et les enfants qui paient le prix de cette situation, alors qu’ils sont déjà traumatisés par les attaques israéliennes. Cela fait 10 ans maintenant qu’ils sont pris en otages." a déclaré l’envoyé de l’ONU.


II y a 10 ans, Yoav Galant, actuellement ministre israélien de la construction, avait affirmé, qu’il fallait "renvoyer Gaza des décennies en arrière" et Matan Vilnai, Ministre adjoint de la défense à l’époque de l’attaque de 2008-2009 sur Gaza (et actuellement ambassadeur israélien en Chine), avec déclaré qu’Israël allait infliger "une Shoah" aux Palestiniens de Gaza.

Et cela fait également 10 ans que Dov Weisglass, alors conseiller du premier ministre Ehud Olmert, expliquait "l’idée est de mettre les Palestiniens au régime sans qu’ils meurent tout à fait".

Israël pratique donc une politique de boycott autrement agressive que la campagne BDS qu’il décrie et criminalise ! Bombardements réguliers et génocide à petit feu, qui ont amené la journaliste israélienne Amira Hass à écrire il y a deux ans : "Gaza est un énorme camp de concentration. Et l’idée d’enfermer les Palestiniens de Gaza, de les emprisonner sur leur étroit territoire, remonte bien avant l’élection du Hamas en 2016. Israël l’a conçue le 15 janvier 1991, avant même les accords d’Oslo".

"Car la solution à deux Etats n’a été envisagée à aucun moment par Israël, contrairement à un mythe", constatait pour sa part Gideon Levy.

’Et la question ne se pose pas en termes d’1 ou 2 Etats. Israël a toujours décidé qu’il n’y aurait qu’un seul Etat juif, avec des droits pour les seuls juifs. Et les Palestiniens resteraient reclus dans quelques bantoustans" .

BRISONS LE SILENCE ET L’OMERTA !

STOP A LA "SHOAH" DE GAZA !

OUVREZ LE CAMP DE CONCENTRATION !

EGALITÉ DES DROITS POUR TOUS !

CAPJPO-EuroPalestine


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