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6 juin 2017

Il y a 50 ans, Israël se lançait dans l’annexion de nouvelles terres, mais les Palestiniens sont toujours dessus !

Israel célèbre actuellement à grand bruit la fameuse "Guerre des six jours". Mais leurs bobards ne fonctionnent plus, et toujours la même épine dans le pied : les Palestiniens sont toujours là, ils résistent, et leur nombre ne cesse d’augmenter, et non de diminuer !


Le 5 juin 1967, l’aviation israélienne détruisait au sol une armée de l’air égyptienne assoupie sur des aérodromes non protégés, et permettait à ses troupes terrestres de mener une offensive-éclair, qui conduisit à la conquête rapide de la bande de Gaza, du Sinaï, de la Vieille Ville de Jérusalem et de la Cisjordanie, ainsi que du plateau du Golan en Syrie, avant que les Nations Unies ordonnent un cessez-le-feu. Un pas important de plus dans la construction du « Grand Israël », en toute illégalité.

La « Guerre des Six Jours », au cours de laquelle l’armée israélienne écrasa celles de trois Etats arabes (Egypte, Syrie, Jordanie), du 5 au 10 juin 1967, fut un succès militaire impressionnant pour Israël. Elle généra, par contre, un sentiment d’humiliation et de colère pour tous les peuples arabes à qui leurs dirigeants avaient promis qu’en cas de conflit, la Palestine serait libérée de l’occupant sioniste. Ce ne fut pourtant ni la bataille de « David contre Goliath », ni la lutte du peuple juif pour conjurer un « nouvel Auschwitz », comme le claironnèrent les médias à l’époque.

Ne pouvant cacher que c’est leur armée qui avait pris l’initiative des opérations, au matin du 5 juin 1967, les dirigeants israéliens ont longtemps affirmé qu’ils n’avaient fait là que se prémunir d’une agression imminente, les discours belliqueux des dirigeants arabes confortant leur thèse.

A distance, la recherche a révélé un tout autre scénario. A savoir, que les dirigeants israéliens, et plus particulièrement les chefs de l’armée, réclamaient une guerre.

L’historien israélien Tom Segev raconte bien comment, dans les semaines puis les jours qui ont précédé l’attaque, les généraux n’ont cessé de faire pression pour « régler nos comptes avec les Arabes une fois pour toutes ». Enervé par les hésitations du Premier ministre Levi Eshkol, un général nommé Ariel Sharon envisage même un coup d’Etat militaire pour s’assurer que la guerre aura bien lieu, et il s’en ouvre à son chef Ytzhak Rabin.

Finalement, Eshkol accepte, mais il exige que Washington donne son feu vert préalable. Le Président américain Johnson dit OK, et confirme aux délégués israéliens que militairement, ils disposent bien d’une supériorité a priori écrasante. Un gouvernement « d’Union Sacrée » est formé, où est convié, pour la première fois, le patron de l’extrême-droite Menahem Begin, et c’est l’attaque.

Pour Gidéon Levy, c’est une victoire à la Pyrrhus. Il écrit dans Haaretz : "C’est la plus grande catastrophe juive depuis l’Holocauste, 50 ans après la plus grande catastrophe palestinienne depuis la Nakba.".

"Un grand désastre pour les Palestiniens, bien sûr, mais aussi une catastrophe funeste pour les Juifs ici. 2017 devrait être une année d’introspection en Israël, une année de tristesse sans pareil. Au lieu de cela, le gouvernement en fait une année de célébration de ces 50 ans d’occupation, 50 ans de suppression d’un autre peuple, 50 ans de pourriture et de destruction interne."

"Ça a commencé avec l’orgie ultranationaliste-religieuse qui a déferlé sur tout le monde sauf une poignée de prophètes, et se poursuit aujourd’hui, à travers les mécanismes familiers du lavage de cerveau, dans un État arrogant, méprisé, n’émerveillant que ceux qui lui ressemblent."

(...) "L’occupation s’est métastasée sauvagement vers l’intérieur, des barrages routiers en Cisjordanie aux boîtes de nuit à Tel-Aviv, des camps de réfugiés aux routes et aux queues de supermarchés. La langue d’Israël est devenue le langage de la force, partout.(...)

Et la fameuse mystification d’une "terre sans peuple pour un peuple sans terre", ne fonctionne plus du tout. Les Palestiniens ne sont pas devenus les Indiens d’Amérique, comme l’espéraient les Sharon & Co. Ils sont 6 millions, sur leur terre, soit autant que les Juifs ont pu faire venir d’immigrants de tous les pays du monde, du Maroc à l’Irak, en passant par la Russie et l’Ethiopie. Et ceux qui ont été expulsés vers différents pays arabes par la force, continuent à exiger leur droit au retour.

Israel peut "rouler des mécaniques". Cet Etat raciste n’est pas sorti de l’auberge !

CAPJPO-EuroPalestine


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