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12 juin 2017

La ministre de la "culture" israélienne veut empêcher la lecture d’un poème de Mahmoud Darwich

Miri Regev, la reine de la provocation et du racisme en Israel, s’est élevée contre la lecture ce lundi en Israel d’un poème du grand écrivain palestinien Mahmoud Barwich par une actrice et chanteuse israélo-palestinienne.



Qualifiant de "provocation" la lecture de Darwich par Mira Awwad, qui doit recevoir un prix lors d’une cérémonie culturelle ce lundi, elle a demandé son annulation, selon le journal israélien Maariv.

Darwish, qui est mort en 2008, est connu comme l’un des plus grands poètes palestiniens, qui a pris clairement position contre l’occupation. Regel, le qualifie de "plus grand fabricant palestinien de mensonges".

Mira Awwad, qui ne manque ni de charme ni d’humour, a répondu ce dimanche, dans une interview, que la ministre ne devait pas bien avoir lu l’oeuvre de Mahmoud Darwich.
Ainsi, dans son poème de 1964, intitulé "Carte d’identité", et particulièrement honni par les politiciens israéliens, Darwish a écrit "je n’ai aucune haine, mais je commence à avoir faim, et la chair de l’usurpateur sera ma nourriture".

Le fasciste Avigdor Lieberman avait comparé, en juillet dernier, le fait de lire ce poème sur une radio israélienne à une apologie de "Mein Kampf" d’Hitler.

Mira Awwad fait remarquer à ce propos : “Si Miri Regev se reconnait comme un occupant et un usurpateur, ce poème s’adresse effectivement à elle. Il ne cible en aucun cas tous les juifs !"

Pour le moment, les auteurs et organisateurs de cet événement culturel ont refusé de se plier aux exigences de Miri Regev qui, en matière de provocation en connait un rayon. C’est elle qui s’est pointée au dernier festival de Cannes dans une robe longue représentant Jérusalem, et notamment la Mosquée Al-Aqsa !


CAPJPO-EuroPalestine


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