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30 juin 2017

Lâche répression des prisonnières politiques détenues par Israel

Le régime israélien est en train de martyriser les prisonnières politiques de la prison de Damon, les jetant dans des cachots à l’isolement, les privant de visites familiales et de l’accès à la « cantine » (le magasin de la prison), avec en prime des amendes en espèces à payer. Leur tort : avoir protesté contre la négation de leurs droits à l’intérieur de la prison.



Shireen Issawi

Taghreed Jahshan, avocate à la Women’s Organization for Political Prisoners (Organisation des femmes au profit des prisonniers politiques), a rendu visite aux prisonnières et a rapporté qu’elles sont maltraitées depuis le 22 juin dernier.

L’une des prisonnières les plus connues détenues en isolement n’est autre que Shireen Issawi, 39 ans, une avocate palestinienne purgeant une peine de quatre ans. Elle est accusée d’avoir aidé les familles de ses client(e)s à soutenir financièrement ces derniers en prison. Elle est également la sœur du Palestinien Samer Issawi, un gréviste de la faim à long terme, qui avait été libéré puis arrêté de nouveau, et elle a été la porte-parole publique de la campagne de son frère durant sa grève.

Dalal Abu Hawa, 39 ans, qui purge une peine d’un an d’emprisonnement, est elle aussi détenue en isolement. Toutes deux ont été transférées de la prison de Damon vers le centre d’interrogatoire de Jalameh/Ketziot,.

Sabah Faraoun, dont la détention administrative – emprisonnement sans accusation ni procès – a été prolongée de quatre mois, a elle aussi été placée en isolement, a rapporté Haifa Abu Sbeih, prisonnière qui vient d’être libérée.



Ansam Shawahneh, 20 ans, a une interdiction de visite familiale pour plus de quatre mois... "pour commencer".

Ansam a comparu devant un tribunal militaire le 20 juin ; elle est accusée d’avoir tenté de poignarder un soldat des forces israéliennes d’occupation. Si la peine convient à ce soldat (sic) elle sera condamnée à quatre ou cinq années d’emprisonnement, lui a déclaré le "juge".

Ataya Abu Aisha, 29 ans, est devenue la représentante des prisonnières de Damon après la libération d’Abu Sbeih. Elle n’échappe pas à cette répression, depuis que les prisonnières palestiniennes ont réclamé l’application de leurs droits à l’intérieur de la prison.

Il y a 23 prisonnières à la prison de Damon, sur 56 prisonnières palestiniennes ; la plupart des autres sont détenues dans la prison de HaSharon.

Zeinab Ankoush, la mère d’Adel Ankoush, 19 ans, qui a été abattu et tué par les forces israéliennes d’occupation en même temps que Bara’a Saleh Atta et Osama Atta après avoir commis une agression au couteau contre des hommes des forces d’occupation, a été emprisonnée pendant une semaine après avoir été enlevée dans la maison de sa famille à Deir Abu Mashaal, près de Ramallah.

Accusée d’« incitation à la violence » pour avoir parlé de la mort de son fils, elle devait être déférée devant le tribunal militaire d’Ofer. Son mari – le père d’Adel, Hassan Ankoush – a été arrêté par les forces israéliennes d’occupation lors d’une série de raids avant l’aube, ce jeudi 29 juin, et ce, dans le même temps que les forces armées faisaient également irruption dans la maison familiale d’Osama Atta, où elles ont tout saccagé.

Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network exprime toute sa solidarité avec les prisonnières et réclame la libération immédiate de tous les détenus palestiniens, hommes et femmes, qui ont été emprisonnés par l’occupation israélienne.

Source : Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Publié par le site pourlapalestine.be

Traduction : Jean-Marie Flémal

CAPJPO-EuroPalestine


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