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11 août 2017

Israel serial killer : les châtiments collectifs se multiplient. Il faut châtier Israël

Dans de très nombreuses villes et villages de Palestine occupée, l’armée israélienne multiplie actuellement les raids punitifs, les démolitions de maisons, blessant et emprisonnant des centaines de Palestiniens. Exemples scandaleux de ces deux derniers jours.


A l’aube, les escadrons de la mort déboulent par centaines dans les villages dont sont originaires de jeunes Palestiniens qui ont attaqué des Israéliens, ou qui sont suspectés d’avoir voulu le faire.

Et là, ils sèment la terreur, saccageant les foyers, ouvrant le feu, et asphyxiant hommes, femmes et enfants, avant d’en kidnapper plusieurs.

Dans la nuit de mercredi, en l’espace de quelques heures, le village de Kobar, à côté de Ramallah, a subi un nouveau "raid" qui a fait 15 blessés hospitalisés et d’autres sévèrement intoxiqués par les gaz lacrymogènes.

L’armée d’occupation avait d’abord fermé les deux entrées principales du village avec de grosses pierres et des montagnes d’ordures, empêchant ainsi les Palestiniens d’entrer ou de sortir de leur village. Un dispositif de bouclage de l’ensemble des habitants de Kobar, mis en place de puis le mois dernier.

Puis les affrontements ont éclaté lorsqu’ils se sont attaqués à la maison de la famille du jeune Omar Abed, 19 ans, qui avait poignardé des colons de la colonie illégale voisine "Halamish".

Après avoir saccagé leur maison, brisé tous les meubles, ils ont embarqué son père et son oncle, tout en donnant l’assaut contre les jeunes du village, qui voulaient les en empêcher.

Et pour faire bonne mesure, ils ont attaqué la clinique locale.

Même chose dans les village de Deir Abu Mashaal et Silwad, ce jeudi.


Plus de 50 chars, jeeps et bulldozers ont envahi les maisons des familles de 3 adolescents suspectés d’avoir attaqué des israéliens, puis les ont démolies, tandis que des drones survolaient les lieux.

Là aussi, un couvre-feu a été imposé à toute la population, mais des appels à la résistance ont été lancés du haut-parleur de la mosquée.

Et les villageois ont tenté d’empêcher les démolitions au risque de leur vie. Plusieurs ont été blessés, et des membres des familles des adolescents assassinés ou détenus par l’armée ont été embarqués.


B’Tselem, l’association israélienne de défense des droits de l’homme, qui rapporte ces informations, souligne le deux poids de mesures qui prévaut en matière de démolition de maisons, puisque aucun des colons qui ont brûlé vif le jeune Abu Khdeir, ainsi que toute la famille Dawabsha, n’ont subi la moindre mesure de rétorsion, et leurs maisons sont restées intactes.

Mais se dire "antisioniste", c’est à dire opposés à ce régime de gangsters qui volent les terres de tout un peuple et passent leur temps à le terroriser et à le persécuter, c’est être "antisémites", a dit Macron, qui s’emploie, tout comme le lobby israélien, à développer des sentiments antijuifs en France, en tirant un trait d’égalité entre judaïsme et colonisation israélienne.

CAPJPO-EuroPalestine


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