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17 août 2017

"Moi aussi, je suis un terroriste palestinien", par Yehuda Kedar*

Dans une réponse à Netanyahou, qui a déclaré que « le tueur Palestinien de trois Israéliens devrait être exécuté », un nonagénaire juif israélien fait une petite piqûre de rappel sur certains attentats terroristes auxquels il a participé, en Palestine pendant le mandat britannique, sous la direction de ceux qui sont ensuite devenus les chefs honorés de l’Etat d’Israël.



Les secouristes fouillent les décombres de l’hôtel « King David » à Jérusalem, siège des autorités britanniques de Palestine, après l’attentat commis par l’Irgun le 22 juillet 1946, qui fit 91 morts et 46 blessées. Photo Hugo Mendelsohn / GPO

"Je suis un terroriste palestinien", par Yehuda Kedar

Moi, votre humble serviteur, j’admets que moi et tous mes contemporains, le « sel de la terre », qui sommes maintenant nonagénaires, sommes des « terroristes palestiniens ». Et il n’est pas agréable de se rappeler comment nous avons combattu l’occupation du Mandat Britannique – nous, combattants de la Haganah, du Palmach, de l’Irgun et du Lehi – à la vie à la mort. Nous sommes toujours des « terroristes palestiniens ».

Nous avons reçu nos ordres de commandants ayant une autorité nationale, politique et idéologique : David Ben-Gourion, Menachem Begin et Yitzhak Shamir, qui, à ma connaissance, étaient des « archi- terroristes palestiniens » qui sont ensuite devenus premiers ministres d’Israël.

Autre souvenir pas trop agréable : comment je croupissais dans la prison d’Acre, dans l’aile des condamnés à mort, et comment un matin ils ont attaché les mains de Dov Gruner, que sa mémoire soit bénie, et j’ai pu entendre les mots de la chanson qu’il chantait , « Hatikva » – « Notre espoir n’est pas encore perdu » – et ceux de 10 autres « terroristes palestiniens ». Il est agréable de se rappeler que nous avons finalement triomphé, malgré la peine de mort cruelle et inhumaine.

Les « terroristes palestiniens » sont des combattants de la liberté et, dans le futur, ils seront les premiers ministres du peuple palestinien dans les « États-Unis d’Israël et de Palestine » ou dans « l’Union israélo-palestinienne ».

Et ils trouveront agréable de se rappeler, comme cela l’est pour moi de me rappeler comment j’ai été honoré pour ma « contribution à la fondation et à la sécurité d’Israël ». Et comment il y a des rues et des places à travers le pays nommées en mémoire des » Terroristes palestiniens « Ben-Gourion, Begin, Shamir et autres. Que leur mémoire soit bénie !



Une brochure publiée par l’ingénieur en chef de l’État-Major de l’armée britannique. Classée « réservée », énumère les types de mines et d’explosifs utilisés par les mouvements sionistes clandestins, avec des croquis des mines et des photos des zones où elles ont été utilisées.

Yehuda Kedar | 28 juillet 2017 | Haaretz

*Yehuda Kedar est né en 1925 à Budapest dans une famille sioniste (sa mère était parente de Theodor Herzl). Ils ont émigré en Palestine en 1935. Ils se sont installés à Beit Vagan (Bat Yam). En 1941, à l’âge de 17 ans, il a rejoint le groupe clandestin armé Palmach. Emprisonné dans la prison d’Acre, il a été torturé et condamné à mort, mais a finalement été gracié. Il a pris part à la bataille de Jérusalem où il a été blessé. Après la création de Tsahal, il a été responsable des premiers cours de renseignement pour officiers. En tant que géographe, il a fondé les Facultés de géographie des universités de Tel-Aviv et Haïfa.

Lien de l’article vers Haaretz : http://minu.me/e967/p

(Traduit de l’anglais par Tlaxcala)

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