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8 septembre 2017

Les écoliers de Gaza sont terrorisés

Les enfants de Gaza, qui ont repris les cours dans des écoles endommagées, non loin de la frontière avec Israël, sont terrorisés.



(Photo : ActiveStilles / Anne Paq)

Imran M., 14 ans, qui va à l’école dans la partie Est de Gaza City, à 1 km seulement de distance de la frontière avec Israel, vit dans la crainte permanente d’une attaque israélienne.

En fait, les "incursions" de l’armée israélienne, ses coups de feu, sont tellement fréquents y compris en l’absence d’une offensive généralisée, que les enfants vivent constamment dans la peur.

Imran raconte que l’année dernière, une balle a atterri dans sa classe, trouant le tableau. "Nous sommes sortis en criant, et en laissant tous nos livres et cahiers sur nos bancs"

Il y a un total de 13 écoles, regroupant 4500 élèves à une distance maximum de 1500 m de la frontière entre Gaza et Israel, et les élèves de ces écoles ont beaucoup de mal à se concentrer. Leurs résultats sont moins bons que ceux des autres écoles, rapporte Defense Children International (DCI).

“On a du mal à écouter ce que disent nos professeurs, car on a le regard fixé sur les tanks, les bulldozers, les miradors et les jeeps qu’on peut voir de nos fenêtres", indique Amira Q, du village de Khuza.

En 2005, Israel a décrété unilatéralement l’existence d’une "zone tampon" sur une longue bande de terre à l’intérieur de Gaza, dont personne ne connait véritablement les limites. "On sait seulement qu’on se trouve dans cette zone quand on nous tire dessus", témoignent les habitants de la région.

Ahmad Fateeha, l’un des proviseurs d’une école secondaire de 500 garçons à Shuja’iyya, explique que même en l’absence d’affrontements, des tirs, y compris à la mitraillette, et autres activités militaires, comme le fait d’introduire des bulldozers pour chasser les fermiers qui cultivent leurs terres, sont monnaie courante.

Le quartier de Shuja’iyya, dévasté à l’été 2014, et qui avait servi de poste militaire à l’armée d’occupation durant l’été 2014, est particulièrement touché. Il ne se passe pas une journée sans que les élèves soient témoins des activités militaires israéliennes, du passage d’avions, notamment des drones.

Les enfants de cette région de Gaza ne se sentent donc en sécurité ni chez eux, ni à l’école.

“J’ai constamment peur, notamment sur le chemin entre la maison et l’école, qui dure une demi-heure", déclare Malak R., de Beit Hanoun.

Et impossible de transférer ces élèves dans d’autres écoles, étant donné la distance avec leur foyer, et aussi du fait que toutes les écoles de Gaza sont pleines à craquer, beaucoup ayant été détruites ou endommagées par les bombardements israéliens, sans possibilité de les reconstruire puisque le blocus empêche l’entrée des matériaux de construction. Les écoles sont donc obligées d’accueillir les enfants soit le matin, soit l’après-midi, à tour de rôle.

Plus de la moitié des structures scolaires de Gaza ont été détruites ou endommagées en 2014, affectant 550.000 élèves et étudiants.


“Nous ne sommes entourés que de ruines, comment pourrions nous oublier le traumatisme de l’été 2014, d’autant que l’armée israélienne nous menace ou nous attaque régulièrement, nous faisant craindre une nouvelle attaque d’envergure. Tout est fait pour que notre vie soit un enfer", commente Imran.

“Non seulement les enfants font des cauchemars, mais ils sursautent et crient au moindre bruit", témoigne Iman Qdaih, conseiller pédagogique à l’école secondaire de filles de Khuza à Khan Younes. "Il suffit que je frappe un peu trop fort avant d’entrerdans une classe, pour que tout le monde soit en panique".

Le ministre de l’Education de Gaza, a mis en place des programmes pour les enseignants et pour les élèves proches de la frontière, afin de les entraîner à évacuer une école, à détecter des objets suspects, à porter les premiers secours, en cas d’attaque.

Mais les enfants disent : "Et après avoir évacué, où pourrons-nous aller ? Il n’ay a aucun endroit où l’on puisse se protéger !".

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Defense Children International (DCI)

ET ON VOUDRAIT NOUS EMPÊCHER DE BOYCOTTER ISRAEL ?


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