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13 novembre 2017

Israël : relaxe en vue pour les assassins d’un réfugié africain (vidéos)

Les assassins d’un demandeur d’asile érythréen, dont les images du lynchage avaient fait le tour du monde, ont toutes les chances de quitter le tribunal de Bersheva les mains dans les poches et le sourire aux lèvres, rapporte le quotidien Haaretz.

Les faits remontent à octobre 2015 : au cours d’un attentat commis par un Palestinien à la gare routière de Bersheva (un soldat tué, 11 blessés dont 4 autres soldats), un demandeur d’asile érythréen, qui essayait d’échapper à la fusillade générale, avait été sauvagement abattu par un garde, avant qu’une foule déchaînée ne le lynche.

L’homme, Haftom Zarhoum, qui s’était déplacé à Bersheva pour retirer un renouvellement d’autorisation temporaire de séjour, était mort quelques heures plus tard de ses blessures.

La vidéo ci-dessous contredit de manière flagrante le récit du garde assassin, qui avait raconté avoir agi en état de légitime défense, alors que sur les images, on voit pourtant Zarhoum marcher à quatre pattes, sans rien dans les mains, quand soudain le garde arrive en courant et lui tire dessus.

Mais il y eut pire, si l’on ose dire. Ce fut l’attitude de la foule enragée : alors que l’homme git dans une mare de sang, ne présentant de menace pour personne, on assiste à un déchaînement de violences : aux cris de « Terroriste », « Mort aux Arabes », « Fils de p… » « Brisez lui la tête », des civils, mais aussi des soldats et des policiers, lui donnent des coups de pied au visage, tandis que l’un des émeutiers renverse un lourd banc sur son corps. Une partie des civils avait cependant essayé de s’opposer au lynchage de l’homme noir, et c’est sans doute à l’un d’entre eux que l’on doit la vidéo ci-dessous, filmée avec un téléphone portable.

L’exploitation des caméras de télésurveillance (dont seule une partie, celle reproduite en tête de cet article, avait été rendue publique), avait obligé les autorités israéliennes à ouvrir une enquête et à engager des poursuites contre 4 individus (alors que 9 en tout s’étaient livrés à des violences sur le corps du malheureux Zarhoum : les civils armés David Moyal, et Evyatar Damari, le militaire Yaakov Shamba, et le gardien de prison Ronen Cohen.

Tous avaient reconnu leur présence sur les lieux, et leur participation active à la tuerie, que ce soit en tirant sur la victime ou en la frappant violemment.

Mais le juge Aharon Mishmayor, du tribunal de Bersheva, vient de statuer que les vidéos de la télésurveillance ne pouvaient pas être retenues comme élément à charge, en raison de l’absence d’un document administratif totalement insignifiant !

Les vidéos en question constituant la pièce maîtresse du dossier d’accusation, les assassins peuvent espérer sortir libres. L’impunité raciste étant une religion au pays de l’apartheid, la nouvelle, si elle est confirmée, ne surprendra personne.

CAPJPO-EuroPalestine


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