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28 décembre 2017

Ecosse : échec à la criminalisation de la campagne BDS

La police écossaise vient de se prendre une bonne claque, après plusieurs tentatives d’espionnage et de harcèlement de la campagne de boycott d’Israël.

L’Inspection générale de la police écossaise (Police Investigations and Review Commissioner, PIRC) vient en effet de faire droit à trois plaintes déposées par nos camarades de la Scottish Palestine Solidarity Campaign (S-PSC), rapporte le site Electronic Intifada.

Le premier cas concerne l’initiative intempestive d’un inspecteur et d’un sergent qui s’étaient rendus nuitamment au domicile d’un militant, à Aberdeen, enjoignant ce dernier de ne pas participer à une manifestation devant un supermarché programmée pour le lendemain !


L’Inspection rappelle alors à ces agents trop zélés que la Convention européenne des droits de l’homme impose des obligations à la police, notamment celle « de ne pas empêcher la tenue d’assemblées pacifiques ».

Le deuxième cas concerne celui d’un policier débarquant, à l’improviste, dans une réunion se tenant dans un cinéma d’Aberdeeen, en avril 2016. Le policier, qui obéissait à des ordres donnés par le lobby israélien, avait défendu sa présence sur les lieux en disant qu’il était là pour « conseiller et porter assistance » aux participants. Il s’agissait en fait d’une opération d’espionnage, avec collecte de données personnelles inscrites ensuite dans les fichiers de la police.

La PIRC a estimé qu’on était en présence d’une initiative attentatoire au respect de la vie privée et de la liberté de réunion, en l’absence de tout élément susceptible de créer un trouble à l’ordre public.

Le troisième incident concerne les voies de fait commises par des policiers, qui avaient empêché 30 militants de la Scottish Palestine Solidarity Campaign d’assister à un procès, ne laissant entrer dans la salle que les partisans du gouvernement israélien.

Au final, la police écossaise s’en tire avec un avertissement.


Dans une déclaration à Electronic Intifada, Sofiah MacLeod, de la S-PSC, salue cette victoire des principes démocratiques. « Oui, nous avons bien le droit de protester contre les agissements d’Israël, cet Etat voyou qui viole quotidiennement les droits de l’homme, sans en être empêchés par la police de notre pays », commente-t-elle.

Pour autant, des éléments au sein de la police font toujours semblant de ne pas comprendre l’abc du droit et des libertés publiques.

Deux semaines seulement après avoir été rappelée à l’ordre par l’Inspection, des policiers ont ainsi voulu faire enlever des photographies d’une exposition sur la Palestine installée devant une église d’Edimbourg. Suite aux protestations, le patron de la police locale dut cependant présenter rapidement ses excuses aux organisateurs, le Réseau des Photographes pour la Palestine, et promettre que des instructions claires et précises seraient données à ses troupes sur le terrain.

Source : https://electronicintifada.net/blogs/hilary-aked/scottish-police-must-not-meddle-palestine-protests-watchdog-rules?utm_source=EI+readers&utm_campaign=dc17799b85-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_e802a7602d-dc17799b85-260782621

CAPJPO-EuroPalestine


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