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29 janvier 2018

Nouvelles d’Ahed Tamimi, de ses cousins et de sa mère, dans les geôles israéliennes

Manal Tamimi, la tante de Ahed et la mère de ses deux cousins emprisonnés Mohamed et Osama, a été autorisée à voir son fils Mohamed,19 ans, pour la première fois depuis 17 jours. Elle nous transmet, ainsi que l’association Samidoun, les informations suivantes sur les 4 membres de la famille Tamimi incarcérés par le régime d’apartheid.


"Le juge ne nous a pas dit si Mohamed allait continuer à être aux mains des "interrogateurs" des services secrets israéliens (Sahbak) ou s’il allait être transféré dans une prison 17 jours après son enlèvement à notre domicile.

Mohamedd a l’air très fatigué, son visage est jaune et il a perdu au moins 7 kilos. Il ne reçoit pas de nourriture en quantité suffisante, et n’est pas autorisé à dormir beaucoup, les agents israéliens se relayant pour l’interroger jour et nuit.

Mais il tient le coup et ils n’ont pu réussir à le briser", nous dit Manal.

En ce qui concerne Ahed, qui aura 17 ans ce 31 janvier dans la prison de Hasharon où elle est à l’isolement, séparée de sa mère Narriman détenue dans la même prison, on apprend que son audience du 31 janvier devant un tribunal militaire vient d’être repoussée au 6 février, et devrait se tenir en même temps que celle de sa mère.

Mais les Israéliens ont passé leur temps à repousser les comparutions, pour essayer de trouver d’autres charges contre elles, et il ne faut pas attendre cette nouvelle date pour mener des actions dans toutes les villes pour sa libération, souligne Samidoun.

Pour rappel, Ahed a été arrêtée dans son village de Nabi Saleh près de Ramallah le 19 décembre dernier, plusieurs jours après avoir giflé un soldat qui occupait l’avant de sa maison, et cela une demi-heure après que l’armée israélienne ait tiré une balle en plein visage de son petit cousin Mohamed, qui a eu le crâne défoncé.

Sa mère Narriman, arrêtée le même jour, avait été blessée par balle à la jambe et plusieurs fois incarcérée, tandis que son père Bassem, emprisonné pendant 3 ans par Israël, a été reconnu en tant que "prisonnier de conscience" par Amnesty International.

Ce n’est pas la première fois que la jeune Ahed affronte à mains nues l’armée d’occupation lourdement armée, pour défendre ses proches ainsi que sa terre, amputée de moitié par les colons de Halamish, qui ont également volé la source d’eau du village depuis 2007.

Ahed fait partie de quelque 360 mineurs actuellement emprisonnés, mais il en passe plus de 700 chaque année par les prisons de la puissance coloniale, en toute impunité, pour ne pas dire avec les encouragements de nos dirigeants.`

Actuellement, Israël concentre sa haine et et ses représailles sur l’ensemble de la famille Tamimi et du village de Nabi Saleh, où 20 personnes viennent de se voir retirer leur permis de travail en Israël, plusieurs autres ont été arrêtés, tandis que deux Tamimi, Mustapha et Ruschdi, avaient été tués par l’armée lors de manifestations précédentes contre le vol de leur terre, de leur eau et de leur liberté de circulation.

La mobilisation pour la libération d’Ahed Tamimi, sa famille et tous les prisonniers politiques, dont les 360 enfants, doit se poursuivre, y compris sous la forme d’un renforcement de la campagne BDS contre l’occupant israélien.

CAPJPO-EuroPalestine


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