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8 février 2018

Le système de santé s’effondre à Gaza (OMS)

La situation sanitaire dans la bande de Gaza atteint ces jours-ci un état inédit de catastrophe, selon le directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le territoire palestinien, Mohamed Daher.


Du fait de la pénurie d’un grand nombre de médicaments essentiels et de carburant pour les groupes électrogènes des hôpitaux, la survie à très court terme de plus de 1.700 malades de l’enclave est menacée, ajoute-t-il, dans une interview à la journaliste du Haaretz Amira Hass.

Fin janvier, quelque 40% des 516 produits constituant la « liste des médicaments essentiels » de l’OMS étaient introuvables à Gaza, que ce soit dans le secteur public ou le secteur privé. Les pénuries vont de l’absence de produits de contraste aux anticancéreux, en passant par les produits nécessaires aux séances de dialyse pour les insuffisants rénaux ou le traitement de diverses maladies auto-immunes.

La pénurie de dispositifs médicaux à usage unique oblige parallèlement à limiter de nombreuses opérations, comme le don du sang en ville, les prélèvements ne pouvant plus se faire qu’en milieu hospitalier.

« Le phénomène de pénuries n’est pas nouveau. Mais jusqu’à récemment, il nous manquait au maximum ¼ des produits de la liste des médicaments essentiels ; maintenant, on approche les 50% », commente Mohamed Daher, qui évalue les besoins immédiats de l’enclave à 15 millions de dollars pour son secteur.

Il y a eu un arrivage récent en provenance de l’Autorité Palestinienne (AP) à Ramallah, mais cette livraison ponctuelle est beaucoup trop réduite pour inverser la tendance, déplore-t-il. Le Directeur des hôpitaux publics de la bande de Gaza, le Dr Abdelatif al-Haj, signale de son côté le décès, en janvier, de deux nouveau-nés prématurés, qui seraient toujours en vie si on avait eu les médicaments injectables de traitement de leur détresse respiratoire.

La pénurie conduit à des situations absurdes où certains patients, notamment en cancérologie, sont transférés dans des hôpitaux israéliens, où les tarifs sont exorbitants pour des budgets palestiniens. Le seul équipement de Gaza en radiologie interventionnelle est ainsi en panne depuis des années et n’a jamais pu être remplacé, du fait de l’infernal blocus israélien.

L’évaluation des soignants de Gaza est corroborée par la section israélienne des « Médecins pour les Droits de l’Homme » (Physicians for Human Rights) qui pointe l’effondrement du secteur des laboratoires d’analyses médicales.
Tout ceci se déroule sur fond de pénurie d’électricité, dont le réseau fournit au mieux 8 heures d’alimentation par jour, et plus généralement moins de 4 heures.

Les informations recueillies par Médecins pour les Droits de l’Homme confirment parallèlement celles que nous avons reçues sur la situation catastrophique de l’hôpital Shifa, le plus gros établissement de la bande de Gaza.

PARTICIPEZ A LA COLLECTE POUR L’HOPITAL SHIFA

Nous rappelons à ce propos à nos lecteurs que notre campagne de soutien financier à cet établissement continue, et nous appelons tous ceux qui le peuvent à y participer, par les moyens suivants :

• - directement en ligne, à l’adresse https://www.cotizup.com/gaza-appel-au-secours

  • par chèque à CAPJPO-EuroPalestine (avec mention « Hôpital Shifa » au dos), 16bis rue d’Odessa, 75014 – Paris
  • en région parisienne : apportez votre don à notre rassemblement Samedi 10 février, de 14 heures à 17 heures, à la Fontaine des Innocents (Métro/RER Châtelet/Les Halles)

CAPJPO-EuroPalestine


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