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28 avril 2018

Nucléaire iranien : la reculade de Macron face à Trump

« Sur les principaux dossiers en discussion pendant sa visite aux États-Unis, sur le climat ou le commerce international, Emmanuel Macron n’a obtenu aucune percée diplomatique. Sur le nucléaire iranien, c’est pire : il a accepté, contrairement aux autres Européens, le principe d’un nouvel accord exigé par Trump. Au risque d’aggraver la déstabilisation du Moyen-Orient », analyse René Backmann, sur Mediapart.


("Viens chouchou, c’est par là")
Emmanuel Macron était parti à Washington avec la volonté affichée de convaincre Donald Trump de ne pas sortir de l’accord sur le nucléaire iranien, signé en juillet 2015 à Vienne, entre Téhéran et les « 5+1 » (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne). Il est rentré sans avoir obtenu la moindre assurance sur ce point. Tout au contraire. Et il a même été contraint de faire une concession de taille au président américain en acceptant le principe d’un nouvel accord, plus dur et plus large, incluant notamment les activités balistiques de Téhéran. Projet que, jusqu’à présent, aucun des autres partenaires de l’accord n’est prêt à endosser.

La reculade spectaculaire de Macron « le met en posture délicate vis-à-vis des partenaires européens de l’accord de Vienne. Et qui fait bon marché de la validation par l’ONU – dans sa résolution 2 231 du 20 juillet 2015 – du Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), nom officiel de cet accord », poursuit le journaliste.

Longuement et âprement négocié, le JCPOA contraint – sous contrôle international – la République islamique à un usage strictement civil et pacifique de son programme nucléaire jusqu’à 2025, en limitant ses capacités techniques à enrichir l’uranium. Le tout en échange d’une levée des sanctions économiques internationales, notamment américaines et européennes, prises à partir de 2006 pour punir l’Iran d’avoir aménagé des sites de recherche secrets susceptibles de révéler une intention de se doter de l’arme atomique, ce que Téhéran a de son côté toujours démenti.

Comme en témoignent, depuis trois ans, une douzaine de rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran a jusqu’à présent respecté ses engagements. C’est d’ailleurs sur ce respect par la République islamique de ses engagements que se fondaient jusqu’à présent les défenseurs de l’accord pour répondre aux accusations des deux détracteurs obstinés du texte que sont Benjamin Netanyahou et Donald Trump.

Du temps de Bush, le Premier ministre britannique Tony Blair avait hérité du sobriquet, amplement mérité, de « caniche » de Washington. Avec Trump, c’est Macron qui prend le relais.

Il est vrai que la récente participation française, aux côtés des forces états-uniennes et britanniques, aux tirs de missiles sur la Syrie, indiquait déjà la couleur.

("Coup de foudre à la Maison-Blanche")

CAPJPO-EuroPalestine


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