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22 mai 2018

Avec les blessés qui succombent à leurs blessures, le bilan s’alourdit à Gaza

Un autre Palestinien a succombé à ses blessures ce week-end, portant à 112 le nombre de Gazaouis tués par Israël depuis le 30 mars, lors des Marches du Retour, et à 13.190 le nombre de blessés, indique le ministre de la santé de Gaza.

Ahmad al-Abed Abu Samra, âgé de 21 ans et résident du camp de réfugiés de Jabaliya dans le nord de Gaza, est mort à l’Hôpital Shifa de Gaza où il n’a pu être sauvé vu la gravité des blessures qui lui avaient été infligées par les escadrons de la mort le 14 mai dernier.

Deux autres blessés ont succombé à leurs blessures samedi. Ce qui porte ce triste bilan à 112 morts, dont 13 enfants, et à 13.190 blessés, dont 2.096 enfants et 1.029 femmes.

Au total, 7,618 ont été blessés par balles, et 5572 par suffocation avec des gaz lacrymogène.

Trente-deux Palestiniens ont dû être amputés, l’un des deux bras,, 27 des jambes et 4 des mains.

Un soignant a été tué, 223 médecins ont été blessés, tandis que 37 ambulances ont été endommagées.

Deux journalistes, Yasser Murtaja et Ahmad Abu Hussein, ont été tués et 175 autres blessés depuis le 30 mars au cours des commémorations de la Nakba et la volonté de mettre fin à cette catastrophe qui dure depuis 70 ans.

A PROPOS DES MEDIAS ET DE LA NAKBA

"La mention de la tragédie des Palestiniens dans de nombreux médias concernait leur « déplacement » il y a 70 ans, comme s’ils se trouvaient en vacances au moment de la Naqba – connue sous le nom de catastrophe – et qu’ils n’aient pas pu rentrer chez eux. ", s’énerve le journaliste Robert Fisk dans The Independent.

"Le mot à utiliser aurait dû être tout-à-fait clair : dépossession. C’est ce qui est arrivé aux Palestiniens il y a des années et ce qui se passe encore en Cisjordanie – aujourd’hui, au moment où vous me lisez – grâce à Jared Kushner, gendre de Donald Trump, qui soutient ces maudites colonies illégales construites sur les terres arabes volées aux Arabes qui les possédaient et y vivaient depuis des générations.

Il est rare, de nos jours, de voir un peuple entier – les Palestiniens – traité comme inexistant. Au milieu des immondices et des rats des camps de réfugiés de Sabra et Chatila, au Liban – ces noms fatidiques ineffaçables – il existe une cabane, musée plein d’objets amenés au Liban, en provenance de la Galilée par ces premiers réfugiés de la fin des années quarante : cafetières et clés d’entrée de maisons détruites il y a longtemps. Ils ont fermé leurs maisons – bien des maisons – avec l’intention de rentrer quelques jours plus tard.

Seulement, les voilà qui meurent, ceux de cette génération, comme les morts de la Seconde Guerre Mondiale. Même dans les archives orales de l’expulsion des Palestiniens (au moins 800 survivants sont enregistrés), classifiées à l’Université américaine de Beyrouth, on s’aperçoit que ceux dont les voix avaient été enregistrées à la fin des années 90, sont désormais morts.

Alors, vont-ils rentrer ? Vont-ils « retourner » ? Vont-ils une prochaine fois, se présenter par dizaine de milliers, à la barrière frontalière pour exiger l’application des résolutions de l’ONU ?.

Combien de tireurs d’élite seront alors requis par Israël ? Et puis, évidemment, il faut exposer les tristes ironies : Il y a des familles gazaouies, dont les grands-pères et grand-mères furent chassés de leur maison situées à moins d’un mile de Gaza, de deux villages (Huj et Najd*) qui existaient à l’endroit précis où se trouve la ville de Sdérot, et elles peuvent toujours voir leurs terres. Comment ne pas vouloir y retourner.?

(Traduit par Chantal C. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Sources : Maan News Agency et https://www.independent.co.uk/

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