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31 mai 2018

USA : la chute de la nazie sioniste Roseanne Barr

La twittos compulsive américaine Roseanne Barr, une « humoriste » raciste tous azimuts contre les noirs, les musulmans ou encore les juifs, adoratrice de Trump et Netanyahou, a fini par mordre la poussière.

La chaîne ABC (groupe Disney) a ainsi décidé de mettre fin à la série télévisée que cette personne animait depuis quelques semaines avec succès, après une énième salve de tweets où elle traitait l’ancienne collaboratrice afro-américaine de Barack Obama Valerie Jarrett de « bâtarde des Frères Musulmans et de la Planète des Singes », avant de s’en prendre en termes orduriers au milliardaire d’origine juive George Soros, un homme ciblé pour ses positions libérales aussi bien par le gouvernement israélien que par l’extrême-droite antisémite en Europe Centrale.

Pendant des années, Barr, qui est âgée aujourd’hui de 65 ans, s’en était prise à Israël, mais sur des bases le plus souvent antisémites, n’hésitant pas, par exemple, à se déguiser en Adolf Hitler mettant des « juifs » au four crématoire. Elle se répandait aussi en insanités négationnistes sur le génocide. Le tout à la télé à des heures de grande audience.

Plus récemment, Barr a cependant trouvé plus payant de « se rappeler » ses propres origines juives, qu’elle a mises en avant dans ses shows, cette fois au service du régime d’apartheid, notamment pour injurier et menacer de mort les universitaires ayant adhéré à la campagne BDS.

Et cela a très bien marché. « Vous pensez peut-être qu’avec de tels antécédents, les milieux juifs auraient repoussé avec dégoût une raciste aussi décomplexée. Vous auriez tort. Barr a au contraire été célébrée comme l’enfant prodige qui revenait au bercail. Elle était aussi raciste qu’avant, mais à présent, c’était NOTRE raciste », ironise le journaliste du Haaretz Chemi Shalev, qui ne cache pas son épouvante devant un tel phénomène.

De fait, la « nouvelle » Roseanne Barr est accueillie en 2016 à bras ouverts par StandWithUS, l’un des lobbys israéliens aux Etats-Unis. Puis elle est l’invitée-vedette d’une conférence du grand quotidien Yedioth Ahronot à Tel Aviv, où elle siège à la tribune aux côtés du président de l’Etat Reuven Rivlin. Rebelote quelques mois plus tard à New York, pour un show parrainé par le Jerusalem Post, un autre quotidien israélien classé très à droite.

Les adorateurs de Barr, maintenant qu’elle semble avoir rejoint sa place naturelle dans le caniveau, vont peut-être raser les murs.

Peut-être seulement. « Vous aurez du mal à trouver un juif pour applaudir bruyamment les cochonneries de Barr sur Valérie Jarrett. Mais quiconque a quelque relation avec des juifs de droite en Israël ou aux Etats-Unis sait bien que pendant l’ère Obama, les rumeurs sur le lieu de naissance, la ‘race’, la religion ou encore les connexions du président avec les Frères Musulmans y étaient colportées sans vergogne », analyse Chemi Shalev.

Judy Mozes, l’épouse du vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom, se fendait ainsi en 2015 du tweet suivant, censément drôle : « Comment est le café d’Obama ? Noir et faible ».

« Je garde aussi la mémoire douloureuse d’un leader de la communauté juive de New York, pas connu pour son extrémisme, qui me parlait d’Obama comme d’un singe musulman », ajoute Shalev.

Au final, le scandale Barr n’est que l’arbre qui cache la forêt du racisme généralisé qui triomphe en Israël et aux Etats-Unis, sous la houlette de Netanyahou et Donald Trump.

CAPJPO-EuroPalestine


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