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9 août 2018

Hiroshima et Nagasaki, il y a 73 ans. Et maintenant ?

Il y a 73 ans, les 6 et 9 août 1945, les USA utilisaient pour la première fois la bombe atomique contre des populations civiles, à Hiroshima et Nagasaki, pour punir le gouvernement japonais qui refusait les conditions dictées par Washington, après sa défaite dans la 2ème guerre mondiale.....Les chiffres exacts n’existent pas mais on estime à environ 200.000 le nombre de victimes, sans compter toutes celles qui ont développé ensuite des cancers et des leucémies. Les armes nucléaires continuent à nous menacer dans le monde entier, et celles d’Israël, jamais inspectées, malgré la folie meurtrière de ce régime, sont particulièrement inquiétantes.


Les bombardements atomiques américains ont eu lieu les 6 août et 9 août 1945 sur les villes d’Hiroshima (340 000 habitants) et de Nagasaki (195 000 habitants).

Il s’agissait de tester ces nouvelles armes mortelles (l’une était à l’uranium, l’autre au plutonium) en grandeur nature, d’afficher la supériorité des Etats-Unis dans ce domaine, et parait-il, d’imposer "un gouvernement plus démocratique au Japon" (une guerre humanitaire avant l’heure, en quelque sorte !)

Le nombre de personnes tuées par l’explosion, la chaleur et la tempête de feu consécutive, est difficile à déterminer et seules des estimations sont disponibles. Le Département de l’Énergie des États-Unis (DOE) avance les chiffres de 70 000 personnes pour Hiroshima et de 40 000 personnes pour Nagasaki. Pour sa part, le musée du mémorial pour la paix d’Hiroshima avance le chiffre de 140 000 morts, pour la seule ville d’Hiroshima. Selon l’historien Howard Zinn, le nombre de victimes atteint 250 000. À celles-ci s’ajoutent les morts causées ultérieurement par divers types de cancers, leucémies, et autres pathologies et malformations.

Le 7 juillet 2017, étant donné l’immense danger que représente l’arsenal nucléaire dans le monde, 122 pays ont signé un traité d’interdiction des armes nucléaires. Parmi les pays qui ont refusé de le signer la France de Macron et le régime israélien, qui réclame à cor et à cris des sanctions contre l’Iran, mais n’a jamais accepté la moindre inspection de ses installations nucléaires par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)

Et cela, en dépit du danger que représente entre autres la centrale DIMONA, dont le réacteur vieux de plus de 60 ans a dépassé de 15 ans la limite de vie, mais pour lequel aucune fermeture n’est annoncée, bien qu’il présente, selon diverses révélations, de multiples défauts dans le 1,567 défauts dans le cœur en métal.


Le réacteur nucléaire de Dimona en Israël : une bombe à retardement

"Le réacteur de Dimona, donné par la France à la fin des années cinquante, est une structure qui avait été faite pour durer 40 ans. Les deux réacteurs français similaires construits à peu près en même temps ont été fermés en 1980. Le réacteur le plus ancien en France, à l’heure actuelle, n’a démarré qu’en 1977", écrivait le quotidien israélien Haaretz.

Israël possède en fait deux sites nucléaires interdits, Dimona, un cadeau du gouvernement socialiste français de Guy Mollet en 1956, et le centre de recherches nucléaires de Nahal Sorek, à l’ouest de Jérusalem, offert par Eisenhower.

Pas ingrat, Israël s’engagea à l’époque à aider la France dans sa lutte contre le FLN algérien, via ses réseaux sionistes en Algérie. L’industrie nucléaire militaire d’Israël pouvait, et pendant des années dans le plus grand secret, s’étendre et prospérer. On ne sait donc pas avec exactitude combien Israël possède d’ogives nucléaires, développées, à l’origine, avec la firme Dassault.

Mordechai Vanunu, atterré par le bellicisme de son pays, dévoila publiquement, pour la première fois en 1986, l’existence de la centrale nucléaire de Dimona et sa capacité dans le nucléaire militaire. Ce qui lui valut d’être enlevé par son pays, de passer 18 ans en prison, puis d’être en liberté surveillée, avec interdiction de parler à la presse…

En 2007, un journal italien révélait un scandale d’importance : le professeur palestinien Mahmud Saada, expert, et membre d’une commission internationale chargée de la « sauvegarde à l’égard des guerres nucléaires et des radiations », rapportait que des « radiations émanant du réacteur israélien de Dimona, et les scories nucléaires de trois dépôts souterrains adjacents étaient sans doute la cause de très rares formes de tumeurs aux yeux et au cerveau chez des enfants palestiniens du district de Daheriyeh, au sud d’Hébron (Cisjordanie). L’augmentation de 60% de ces cancers ne s’expliquerait pas autrement.

L’IAEA a-t-elle exigé qu’Israël cesse ces stockages dans des zones habitées ?

Deux ans plus tôt, des médecins palestiniens, avec le soutien de l’expert israélien Michael Shapira, avaient dénoncé l’augmentation des cancers et avortements spontanés dans cinq villages du sud d’Hébron.

En 2009, un groupe de travailleurs de Dimona a accusé la direction du Centre de les avoir transformés en cobayes à leur insu, en leur faisant absorber de l’uranium à des fins expérimentales.

Mais curieusement, l’IAEA n’a dans son collimateur que l’Iran ?

En 2003, le général israélien, Van Creveld, se vantait de la capacité d’Israël à atteindre la plupart des capitales européennes avec ses armes nucléaires.

Quand on voit l’usage qui est fait des bombes à fragmentation, des bombes au phosphore, des balles explosives par Israel sur des populations civiles, et la fureur des bombardements quotidiens sur Gaza il y a de quoi être inquiets.... De même avec un malade comme Trump à la tête de la première puissance mondiale, et parrain des crimes de guerre israéliens.

CAPJPO-EuroPaestine


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