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20 août 2018

Sissi, un bon gardien de camp !

Le dictateur égyptien Sissi, dans sa grande bonté, a annoncé l"ouverture de la frontière de Rafah dimanche, pour 100 Gazaouis seulement, représentant des cas de force majeure. Mais ce même passage frontalier entre Gaza et l’Egypte, a-t-il ajouté, sera fermé dès ce lundi 20 jusqu’au dimanche suivant 26 août. Merci Sissi !

Pour rappel, non seulement il est très difficile d’obtenir un "visa de sortie" de Gaza. Les visas de tourisme n’existent pas et il faut être malade ou avoir une raison exceptionnelle pour être autorisé par l’Egypte à sortir, et ceci après une attente qui dure plusieurs mois.

Mais une fois le visa obtenu, les Gazaouis ne sont pas au bout de leurs peines. Ils doivent attendre des heures, voire des jours entassés à Rafah dans des conditions déplorables, dormant à même le sol, pour attendre que les passeports soient tamponnés, que leur nom soit appelé.


Le terminal de Rafah

Attente à Rafah avec enfant blessé

Même régime pour les invalides

Puis, vient le déplacement dans des bus inconfortables qui mettent souvent plusieurs jours pour traverser le désert du Sinaï, franchir tous les barrages militaires où ils sont à nouveaux contrôlés, soit 900 km très éprouvants avant d’arriver à l’aéroport du Caire.

Et là, accueillis comme des chiens par la "sécurité" égyptienne, ils sont parqués dans une salle de rétention, séparés des autres voyageurs, en attendant l’heure, voire le jour, de son vol.

Et revenir à Gaza, c’est subir le même calvaire. Avec une attente qui peut durer des semaines, car on ne peut pas en partir tant que l’ouverture de la frontière avec Gaza (très aléatoire, puisqu’elle peut rester hermétique pendant des semaines) n’est pas annoncée officiellement.

Et l’attente dans les salles de rétention, avec maltraitance, nourriture infecte, est assez difficile à imaginer.

Une fois décidé, le retour en bus peut également prendre des jours, avec de longs arrêts aux checkpoints et parfois une décision "surprise" : finalement la frontière n’ouvrira pas, et il faut attendre pendant une durée indéterminée au Canal de Suez ou dans le désert Sinaï, dûment "encadrés".


Attente au canal de Suez, pendant une semaine début août 2018

Mais que cela n’empêche surtout pas Macron de dérouler le tapis rouge à Sissi, et de lui donner l’accolade, puisqu’il achète généreusement à la France, de quoi mater sa population et celle de Gaza.

CAPJPO-EuroPalestine


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