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19 novembre 2018

Le vrai visage de la LICRA

La LICRA qui se prétend une association de lutte contre le racisme et l’antisémitisme passe en réalité son temps à attaquer les véritables mouvements antiracistes, et le montre une fois de plus en s’attaquant à la FASTI, une association d’aide aux immigrés et en demandant à la mairie de Paris de lui couper ses subventions.


Communiqué de la FASTI

La LICRA s’attaque à une association antiraciste !

La FASTI s’indigne du communiqué publié hier par la Licra appelant la Mairie de Paris à renoncer à financer notre projet d’accompagnement juridique de couturiers sans papiers du quartier de la Goutte d’Or. Nous regrettons que, face à cette pression extérieure, la Mairie de Paris ait décidé de reporter l’examen de la délibération.

La FASTI et le Mouvement des Asti sont présents sur le terrain, depuis plus de 50 ans, à travers de nombreuses actions de solidarité concrète avec les personnes étrangères : permanences juridiques, cours de français, accompagnement à la scolarité, groupes de discussions, mobilisations, actions de sensibilisation etc…

Aujourd’hui comme hier, ces actions s’inscrivent dans un positionnement résolument antiraciste, anticolonial, anticapitaliste et féministe. La FASTI a toujours lutté contre les politiques de l’Etat dès lors qu’elles organisent l’inégalité entre les personnes. La revendication d’égalité réelle entre toutes et tous est au fondement de la création de la FASTI et anime aujourd’hui encore les 57 associations et 2 000 bénévoles qui accueillent et accompagnent plus de 25 000 personnes étrangères chaque année.

Aux côtés du mouvement social associatif et syndical et des premier-e-s concerné-e-s, la FASTI est engagée au quotidien pour la solidarité, l’égalité réelle des droits entre tout-tes, la liberté de circulation et d’installation et contre les discriminations racistes.

Dans un contexte où les Etats ferment leurs frontières et leurs ports et laissent mourir les migrant-e-s en Méditerranée et aux frontières de l’Europe, que tout le monde s’alarme de la montée des nationalismes et de l’extrême droite, que des crimes policiers restent impunis, qu’une véritable chasse aux sans-papiers est organisée, que le colonialisme continue à faire des ravages dans les territoires d’Outre-Mer, en Palestine et ailleurs, la LICRA ne trouve rien de mieux à faire pour dépenser son énergie que de s’en prendre au combat de la FASTI.

Ce choix confirme que la LICRA a choisi son camp : certainement pas celui de l’antiracisme et encore moins de la liberté d’expression.

Le bureau fédéral de la FASTI
Voir en ligne : ce communiqué sur le site de la FASTI

Bureau fédéral de la FASTI

  • Ceci fait suite à l’intervention écoeurante de la LICRA le 12 novembre dernier



Dessin de la Licra qui en dit long sur son "antiracisme"

"La LICRA demande à Anne Hidalgo, Maire de Paris, de renoncer à financer l’association FASTI

Le conseil de Paris se réunira du 14 au 16 novembre prochain. À l’ordre du jour figure l’octroi d’une subvention à l’association FASTI (Fédération des Association de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s) dans le cadre de l’accompagnement des migrants. Cette subvention a déjà soulevé au Conseil du 18ème arrondissement du 5 novembre dernier l’indignation d’un seul élu, Pierre Liscia (non-inscrit) qui s’y est vigoureusement opposé dans une indifférence générale.

Si nul ne saurait contester la nécessité d’accueillir les migrants et de les aider à trouver en France, dans les conditions prévues par la loi, le refuge qu’ils viennent y chercher, les pouvoirs publics ne peuvent pas le faire avec n’importe qui.

Si le réseau des FASTI a joué par le passé un rôle d’importance sur l’aide aux étrangers au sein du mouvement associatif, ses prises de position actuelles rendent choquantes l’idée même de l’octroi d’une subvention d’argent public.

Les FASTI défendent l’idée que la France mènerait une politique de « racisme d’Etat », de « xénophobie d’Etat » néocoloniale, que la police organiserait des « rafles » sur ordre du Gouvernement. Elle défile également aux cotés des Indigènes de la République et du mouvement BDS.
Pire encore, les réactions officielles de la FASTI aux attentats terroristes islamistes de 2015 donnent la nausée

Au sujet des attentats de janvier 2015 : « La violence meurtrière, nihiliste, que nous avons vu exploser ces derniers jours prend racine dans un contexte d’inégalités sociales et territoriales produites par le système capitaliste. (…) Ces trois jeunes français doivent être traités en ennemis politiques qui défendent une idéologie dont nous ne voulons à aucun prix. Comme nous ne voulons pas non plus du monde qu’entendent « protéger » les classes dominantes dont les plus éminent-e-s représentant-e-s ont marché le 11 janvier dernier dans les rues de Paris. Ceux-là mêmes qui mènent au nom de la « civilisation » des guerres meurtrières contre les populations des pays des Suds en s’appuyant ici ou là sur des régimes dictatoriaux et/ou religieux oppressifs. L’appel à « l’unité nationale », la glorification des forces de l’ordre dominant – policiers et militaires – n’ont qu’un seul but : relégitimer les politiques (néo)coloniales et capitalistes qui sont la cause même de ces violences. »
Au sujet des attentats du 13 novembre 2015 : « On peut déjà, comme Saïd Bouamama, et comme d’autres chercheur-se-s, rappeler que ces attentats sont, entre autres, la conséquence des politiques internationales menées par les pays occidentaux (interventions militaires en Irak, en Afghanistan, au Mali, en Syrie… ; soutien apporté à des dictateurs pour des intérêts financiers, etc.) et la conséquence de la politique économique et sociale de la France qui paupérise toujours davantage les quartiers populaires dans le cadre de discours médiatiques stigmatisants. »

Ces propos sont insupportables

Ils reprennent au mot près l’argumentation islamiste visant à justifier les attentats. En 2015, ces prises de positions avaient conduit l’Etat à ne plus financer les FASTI.

Alors que la France s’apprête à commémorer le 3ème anniversaire des attentats du 13 novembre, la LICRA demande solennellement à Mme Anne Hidalgo de ne pas financer une officine de cette nature, dont les discours justifient le pire et vouent aux gémonies les valeurs de la République, et appelle les élus de Paris à s’opposer à cette subvention."

CAPJPO-EuroPalestine


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