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27 novembre 2018

Et pendant ce temps, les voleurs continuent à accaparer les terres palestiniennes

A Naplouse, dans la région de Ramallah comme celle de Béthléem le vol de terres palestiniennes se poursuit : pas un jour sans une attaque des colons, de l’armée, et le plus souvent des deux ensemble. Macron "droit dans ses bottes", regarde ailleurs, comme d’habitude....


Près de Naplouse, dans le village de Jalud, les colons ont accaparé cette semaine une partie des terres appartenant à une famille palestinienne.

Sous la protection de soldats de l’occupation, ils ont rasé des terres où étaient plantés de vieux oliviers et des figuiers, ont installé des canalisations d’eau et commencé à construire une nouvelle colonie dans cette zone où les Palestiniens n’ont pas le droit de mettre les pieds depuis 2001, sous prétexte de "zone militaire fermée".

La terre a donc été décrétée "négligée" ! Un classique de l’annexion israélienne, qui a construit 14.450 nouveaux logements pour colons sur les terres palestiniennes depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, soit 3 fois plus que pendant les 18 mois précédents.


Dans le district de Ramallah, les habitants de trois villes, Kufr Ni’ma, Ras Karkar et
Kharbatha al Misbah, sont confrontés depuis 3 mois au vol de leurs terres avec le même stratagème : la législation israélienne permet à l’État colonial de s’accaparer "légalement" le haut de leurs collines, "qui n’abritent pas d’oliviers ayant plus de dix ans d’âge et dont aucune terre n’est cultivée depuis trois ans."

Les colons ont commencé à planter des oliviers il y a un mois, rapporte ISM, afin de s’approprier ces terres. En prenant le haut des collines, ils choisissent une position stratégique pour dominer les villages palestiniens et s’étendre progressivement.
Du coup, les résidents palestiniens se rendent tous les vendredi en haut de ces collines pour y prier et les revendiquer comme leur propriété.

’L’armée israélienne ne les laisse pas rejoindre le sommet, et c’est chaque semaine sous une pluie de gaz lacrymogènes et de balles recouvertes de caoutchouc qu’ils sont repoussés par les soldats.", rapporte Lila d’ISM. "Les habitants ne renonceront pas à leurs terres, qu’on lâche des chiens sur eux comme il y a deux semaines ou qu’on leur tire dessus", ajoute-t-elle.

Par ailleurs, Israël a prévu de construire une route pour relier les colonies voisines qui passera entre les villages de Kufr Nima et de Kharbata. Or, La réglementation israélienne veut que la construction d’une route entraîne de facto une confiscation des terres sur 100m de largeur.

  • Et à Kafr Kaddum à 13 km à l’ouest de Naplouse, vivent 3500 habitants, à quelques centaines de mètres de la colonie de Kedumin où sont installés près de 5000 colons israéliens :


"Les colons ont fermé depuis leur installation en 2004 la route qui permettait aux Palestiniens de se rendre à Naplouse. Ils prennent leurs champs pour la culture, les séparent de leurs oliviers et leur interdisent de construire dans cette zone.
Chaque vendredi, depuis Juillet 2011, les villageois sont au rendez-vous. Les jeunes, les anciens sont là, le long de la route barrée depuis plus de 14 ans. Avec drapeaux, slogans, chants, ils font face aux snipers de l’armée d’occupation qui répond avec des gaz lacrymogènes et des balles réelles lâchées presque à bout portant.
De semaine en semaine, la pression augmente : les soldats entrent dans le village , menacent les familles, saccagent les maisons. Nombre de manifestants palestiniens sont tombés sur cette route.
Ce vendredi 23 novembre il y a eu quatre blessés dont un enfant de 8 ans et une italienne solidaire.

  • Autre témoignage : Khaled 13 ans et Awad 14 ans ...deux nouvelles victimes de l’armée d’occupation à Kafr Kaddum.

A 3 heures du matin, mardi 20 novembre alors que nous dormions profondément, nous avons entendu quelque chose de bizarre près de chez nous. Moemen, mon petit garçon de 8 ans s’est réveillé et a ouvert la fenêtre... Alors, il a été tellement surpris qu’il a eu du mal à nous expliquer que des soldats avaient pénétré dans la maison et que d’autres se trouvaient tout autour de la maison.
Deux soldats armés sont entrés, ont monté les escaliers et m’ont demandé d’appeler les membres de ma famille, les uns après les autres. Quand ce fut le tour de Khaled, ils lui ont ordonné de s’habiller.
Alors ce fut un choc profond : la maman, les frères et sœurs ont commencé à pleurer, tentant de convaincre les soldats de ne pas l’emmener, j’ai essayé de les calmer, de dire à Khaled de ne pas avoir peur... Il a 13 ans ! Ils l’ont pris, l’ont emmené ...un cauchemar ...
Ils l’ont maltraité, ils l’ont battu, ont attaché ses mains dans le dos, lui ont bandé les yeux, l’ont obligé à marcher ainsi sur 2 km jusqu’à la jeep !
Il est resté 12 heures sans manger au poste de police, interrogé sans avocat, sans parents.
Puis le tribunal militaire a décidé de le garder trois jours avec son ami Awad "afin que la police puisse finir son enquête". Ils sont donc restés deux nuits à la prison israélienne de Meggido et ont été libérés jeudi soir contre une somme de 2000 shekels (600 dollars, environ 530 euros) !

CAPJPO-EuroPalestine


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