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14 décembre 2018

L’apartheid à l’oeuvre en Israel : agressions et discriminations

Ceux qui ont la citoyenneté israélienne mais qui ne sont pas juifs font quotidiennement la terrible expérience de la barbarie et du mépris. Un chauffeur de bus israélien arabe vient d’être sauvagement agressé, tandis que les plaintes pour discrimination se multiplient concernant les hôpitaux et l’accès aux logement notamment.

Deux adolescents israéliens ont sauvagement battu un chauffeur de bus arabe ce jeudi soir à Modi’in Ilit, rapporte Haaretz.

Une voiture a bloqué la route au bus et deux jeunes en sont sortis puis sont montés dans le bus et ont frappé le chauffeur après avoir constaté qu’il était israélien d’origine arabe.

Ce dernier a été transporté à l’hôpital à Jérusalem, avec des hématomes sur tout le corps et sur le visage, ainsi qu’une fracture de l’arcade sourcilière, les deux jeunes ayant utilisé des poings américains pour le frapper.

Son frère Tayir a précisé à la police que c’est la deuxième fois qu’il est agressé de la sorte en un an.

Et l’on ne compte plus les maisons et les voitures, près de Nazareth ou Haïfa, taguées avec des étoiles de David et des menaces, rapporte le quotidien Haaretz.

Le même journal annonce que des plaintes viennent d’être déposées par ailleurs pour refus par des entreprises de construction de vendre des logements à des Israéliens d’origine palestinienne.

Sharbiv, une des grandes firmes dans ce domaine, a été prise en flagrant délit de proposer des logements à des Juifs en même temps qu’elle affirmait à un couple non juif, Samer et Christine Damouni, qu’il n’y en avait aucun de disponible.

Depuis 2012, ce couple essaie d’accéder à un logement dans les environs de Givat Alonim, où le marketing pour de nouveaux logements bat son plein. En vain.

Il faut dire que la nouvelle loi sur "l’Etat Nation" et l’extension des mesures autorisant la création de "comités de sélection" qui ont le droit d’exclure les candidats "qui ne correspondent pas à leurs affinités", pour l’installation dans telle ou telle "communauté", la situation des citoyens non juifs ne s’arrange pas.

Au départ ces comités de sélection ne pouvaient être mis en place que dans les villages de maximum 400 familles. Le nombre est récemment passé à 500 familles et
la limite ne cesse d’être extensible...

Source : haaretz.com

CAPJPO-EuroPalestine


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