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2 janvier 2019

Une militante pour la justice sociale torturée par l’AP

Suha Jbara, une Palestinienne de 31 ans, est emprisonnée depuis deux mois par l’Autorité Palestinienne (AP) , pour son militantisme, et sous l’accusation fallacieuse d’avoir "collecté et distribué de l’argent illégalement".


Les 3 enfants de Suha Jbara prennent part à une manifestation demandant la libération de leur mère.

Accusation que l’AP s’est trouvée incapable de documenter.

Ce qui ne l’a pas empêché de détenir cette mère de 3 enfants, qui a également la nationalité américaine et panaméenne, dans la prison de Jéricho, tristement connue pour la torture et les mauvais traitements qui y sont pratiqués.

Suha, n’a pas eu droit à un avocat pendant plusieurs "sessions d’interrogatoires". Elle a été menacée de viol et a dû engager une grève de la faim.

Kidnappée chez elle le 3 novembre dernier, dans son village de Turmus Ayya près de Ramallah, par une quarantaine de soldats, elle a été brutalement emmenée devant ses enfants, sans la moindre explication.

D’abord transportée dans un centre d’interrogatoire de Ramallah, elle a ensuite été transférée à la prison de Jéricho de l’AP, où sont concentrés des Palestiniens qui ont critiqué l’AP, ou qui sont soupçonnés de faire partie de divers partis comme le Hamas.

Suha a été privée de sommeil pendant 4 jours, giflée, insultée, menacée, et dans l’impossibilité de contacter sa famille. Et quand elle demandait à boire, un verre d’eau glacée lui était jeté à la figure.

Amnesty International rapporte qu’elle a été ligotée et a eu les yeux bandés pendant tout le temps de ses interrogatoires, avec interdiction d’aller aux toilettes.

Tout cela parce que Suha fait régulièrement des dons à des associations caritatives islamiques, à des familles très pauvres, et à des familles de prisonniers et de martyrs tués par l’armée israélienne.

"Grâce à Dieu, nous sommes à l’aise financièrement, et nous avons toujours aidé nos concitoyens dans la misère, du mieux que nous le pouvons", explique son père.

Face au buzz fait par la famille auprès des médias, l’Autorité Palestinienne a changé sa version et accusé Suha d’être une espionne à la solde d’Israel....

Le 22 novembre dernier, Suha a démarré une grève de la faim. Ses geôiers l’ont punie en la plaçant en confinement solitaire. Alors que sa santé déclinait, l’Autorité Palestinienne aurait finalement accepté de la libérer fin décembre et de la transférer dans un hôpital de Naplouse.

“Le mari de Suha, revenu du Panama où il travaille, a fait part du choc vécu par ses enfants, qui n’ont cessé de faire des cauchemars et de se réveiller trempés la nuit. Ils ont souvent refusé d’aller à l’école en l’absence de leur mère, et quand ils y sont allés se sont trouvé incapable de se concentrer."

"L’autorité Palestinienne est une mafia", conclut le père, qui affirme que ce n’est pas l’arrestation de sa fille qui va l’amener à taire ses critiques sur l’AP, qui viole les droits de l’homme et à qui il conteste toute légitimité.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Sources : Mondoweiss et https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/12/palestine-social-justice-activist-tortured-and-punished-for-going-on-hunger-strike/

CAPJPO-EuroPalestine


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