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4 mai 2008

*1950 : La « Loi du Retour » : pour qui ?
*1950 : The « Law of Return » - for whom ?

Le 5 juillet 1950, le parlement israélien vote une loi, qui accorde automatiquement la citoyenneté israélienne à toute personne reconnue comme « juive » immigrant dans le pays.

1950 : La « Loi du Retour » : pour qui ?

Conçue officiellement pour offrir un refuge à tout Juif souffrant de persécutions, la loi porte le nom de « Loi du Retour », par référence au fait que les Juifs du monde entier seraient les propriétaires légitimes du pays habité par les Hébreux 2.000 ans plus tôt !

Laïque au départ, le mouvement sioniste a progressivement mélangé considérations politiques et religieuses pour justifier l’implantation de son Etat juif en Palestine et pas ailleurs. Tout de suite, cependant, il doit résoudre la question de savoir qui est « juif ».

Les rabbins disent que seul est juif celui qui est de mère reconnue juive par eux, ou alors celles et ceux dont ils ont accepté la conversion à la religion juive. C’est trop restrictif, aux yeux de la direction politique du pays, qui voudrait un périmètre de définition plus large pour faciliter l’immigration. Le parlement décide donc, pour définir qui est juif et qui ne l’est pas, d’adopter les mêmes critères que ceux retenus par les nazis dans leurs Lois dites de Nuremberg, qui permettaient à ces derniers d’étendre le champ de leurs persécutions.

Au fil des ans, constatant que des millions de Juifs de par le monde n’ont pas pour autant voulu « rentrer », Israël va modifier sa législation, et étendre la Loi du Retour aux enfants de Juifs, à leurs petits-enfants, à leurs conjoints, aux conjoints d’enfants de Juifs, et même aux conjoints de petits-enfants de Juifs.

En réalité, les seuls exclus automatiques et permanents de la Loi du Retour ont été, depuis la création d’Israël, ceux qui ont précisément ont le plus de légitimité à y résider : les Palestiniens. C’est pourquoi un peu partout dans le monde, des militants d’origine juive ont annoncé qu’ils renonçaient volontairement au bénéfice de la Loi du Retour. «  Il est immoral qu’une telle disposition puisse nous être accordée, alors même que les gens qui devraient le plus pouvoir bénéficier d’un tel droit au retour, après avoir été contraints sous la terreur à fuir leur pays, en sont exclus » , expliquent-ils.


  • Chronique : "Israël : 60 ans de mystifications - 22 000 jours de résistance palestinienne"

par CAPJPO-EuroPalestine


ENGLISH TEXT----------------------------------------

  • 1950 : The « Law of Return » - for whom ?

On 5 July 1950, the Israeli parliament voted in a law granting automatic Israeli citizenship to any person recognized as a “Jewish” immigrant in the country. The law, officially conceived to offer refuge to all Jews suffering persecution, is named the “Law of Return”, in reference to the fact that Jews throughout the world would be the legitimate owners of the country inhabited by the Hebrews 2,000 years earlier !

Secular at the outset, the Zionist movement increasingly mixed political and religious considerations in order to justify the implanting of its Jewish state specifically in Palestine rather than somewhere else. Immediately, however, it became necessary to resolve the issue of how "Jewishness" should be defined.

The rabbis stated that, for an individual to be considered Jewish, they themselves had to recognize his or her mother as Jewish, or they had to validate the individual’s conversion to the Jewish religion. These guidelines were seen as overly restrictive by the political leaders of the country, who wanted a broader definition of Jewishness in order to facilitate immigration. Thus, the parliament decided, in defining who is and who is not a Jew, to adopt the same criteria as the Nazis used in their so-called Nuremberg Laws, which allowed the Nazis to extend the scope of their persecutions.

As the years went by, Israel realised that millions of Jews around the world did not wish to “return”, and was thus obliged to modify its legislation, extending the Law of Return to the children of Jews, their grandchildren, their spouses, the spouses of the children of Jews, and even to the spouses of the grandchildren of Jews.

In reality, since the creation of Israel, the only people automatically and permanently excluded from the Law of Return have been those with the most legitimate claim to reside in Israel : the Palestinians. It is for this reason that activists of Jewish origin, from all over the world, have declared that they have voluntarily renounced their right of return. “It is immoral that such a measure should be granted to us,” they explain, “when the people who qualify, above all, for the benefits of the law of return, those people who were terrorized into fleeing their country, are excluded from returning.”


  • "Israel : 60 years of smokesreens - 22 000 days of Palestinian resistance"

by CAPJPO-EuroPalestine


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