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10 juillet 2009

Prison avec sursis pour les nervis de la LDJ après le raid sur la librairie Résistances

Quatre des cinq auteurs du saccage de la librairie Résistances le 3 juillet dernier ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel à des peines de prison avec sursis, inférieures, cependant, à des réquisitions nettement plus fermes du ministère public.

Les accusés, interpellés par la police mercredi, étaient jugés selon la procédure de la comparution immédiate. Etant mineur, le cinquième élément de cette bande de la Ligue de Défense Juive, dont les amis ont provoqué une fois de plus des incidents dans l’enceinte même du Palais de Justice, devra être jugé séparément d’ici quelques jours.

Grégory Chelli, 26 ans, David Benaroch, 18 ans, Yoni Sulman, 24 ans, et Ruben Chocron, 23 ans, ont écopé chacun de 4 mois de prison avec sursis, et de 18 mois de mise à l’épreuve. Ils sont également condamnés à l’indemnisation des parties civiles, à savoir une salariée de l’établissement, ainsi que la librairie elle-même. L’importance du dommage matériel sera évaluée par la justice lors d’une nouvelle audience, en octobre prochain.

Dans ses réquisitions, la substitut du procureur avait demandé une peine de 1 an de prison (dont 9 mois de sursis) à l’encontre de Grégory Chelly, et 6 mois de prison (dont 3 mois de sursis), pour chacun des trois autres, avec délivrance d’un mandat de dépôt au prononcé du jugement.

Outre la gravité des faits, elle a relevé que plusieurs des accusés, dont le bagage « politique » se réduit à hurler des « Israël Vaincra » quand ils n’exercent pas leur brutalité sur les personnes et les biens, avaient des antécédents judiciaires avérés : notamment, une condamnation pour violences conjugales au compteur de Gregory Chelly, et une pour une affaire de stupéfiants pour Yoni Sulman. David Benaroch, pour sa part, est sous le coup d’une mesure de contrôle judiciaire, après sa participation à l’attaque d’une soirée culturelle palestinienne, le 22 avril dernier à Paris. En outre, lors de son interpellation, Benaroch a été trouvé porteur d’une pistolet : « un souvenir rapporté d’Israël », a-t-il dit.

Les cinq ont été arrêtés rapidement parce que les Renseignements Généraux s’étaient intéressés à eux depuis quelque temps, et avaient repéré les préparatifs de l’attaque, apparemment placée sous la responsabilité de Chelly.

Le dossier d’accusation, dont l’avocate des parties civiles (Geneviève Inezzarene, et Nicolas Shahshahani pour le compte de la librairie) Me Dominique Cochain n’a pu prendre connaissance que dans les minutes précédant le procès (nous n’avons été prévenus de la tenue de l’audience que 15 minutes avant l’ouverture de la salle !), montre, à l’évidence, qu’on est en présence d’une bande organisée, disposant de complices et relais.

Pourquoi, par exemple, s’être sérieusement préparé à cette attaque, en achetant des bouteilles d’huile ? « Parce qu’un ami en Israël nous a fait savoir que c’était très efficace pour endommager des lieux, surtout un local comme une librairie », a répondu un des accusés, au cours de son interrogatoire par la police pendant la garde à vue précédant le procès.

Me Cochain, dans une plaidoirie remarquable, a également relevé, en s’appuyant sur les éléments du dossier, qu’un élément connu de la Ligue de Défense Juive, nommé Jason T. actuellement mis en cause dans au moins une autre affaire, s’est permis, pendant la garde à vue de ses copains dans les locaux de la police judiciaire, de menacer au téléphone un officier de police qui était en charge de l’affaire !

Ce qui témoigne de l’indécent sentiment d’impunité qui a habité les fascistes « juifs » jusqu’à présent en France. Mais le vent a commencé de tourner. La police, dans cette affaire, a fait preuve de célérité, bien qu’elle n’ait pas été suivie par la justice, quand on voit la clémence des sentences prononcées.

Surtout, nous ne pouvons que nous féliciter de la rapidité de la mobilisation et de la riposte unitaire, dès l’attaque de la librairie connue. Cette mobilisation a été principalement relayée par des sites internet militants, les médias traditionnels (à de rares exceptions près, comme Le Parisien et l’Humanité) observant leur habituel silence dès que les intérêts israéliens sont en cause. Elle a néanmoins empêché, cette fois, les pouvoirs publics de fermer les yeux sur la dangerosité de cette bande, comme cela a été le cas tant de fois lors de précédentes attaques.

Pour ceux qui ne connaissent pas les pratiques de la LDJ, voir cette vidéo ! Et signer la pétition http://www.dissolution-ldj.fr

http://www.youtube.com/watch?v=xl85gGe0-ow

CAPJPO-EuroPalestine


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