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Descente aux enfers pour l’Israélien TEVA

jeudi 15 août 2019

Le cours du laboratoire pharmaceutique israélien Teva, l’une des principales entreprises tirant profit de l’occupation de la Palestine, n’en fitnit pas de plonger.

Jeudi à la Bourse de New York, le titre était encore en recul, à 6 dollars à peine par action, soit environ 10 fois moins qu’il y a quelques années. La valeur théorique du groupe se trouve actuellement réduite à moins de 7 milliards de dollars, alors que Teva est parallèlement endetté à hauteur de plus de 25 milliards de dollars !

Spécialisé dans la commercialisation de médicaments dits « génériques », c’est-à-dire des copies de médicaments développés par d’autres laboratoires, Teva a eu les yeux plus gros que le ventre, en multipliant les acquisitions au prix d’un endettement colossal, qu’un nombre croissant de financiers estiment qu’il sera incapable de rembourser.

Surtout que les mauvaises nouvelles s’accumulent. Le seul médicament issu du développement interne à Teva, Copaxone*, un traitement de la sclérose en plaques, est désormais concurrencé par des versions génériques du même produit, et ses ventes s’effondrent. Or, Copaxone* avait assuré pendant des années une partie substantielle tant des ventes que des bénéfices de l’entreprise israélienne.

Surtout, le laboratoire israélien est aux prises avec la justice américaine dans plusieurs affaires dévastatrices.

Teva est d’une part l’un des principaux laboratoires mis en cause outre-Atlantique dans l’épidémie de décès provoqués par des overdoses de médicaments anti-douleurs à base d’opiacés. Jusqu’à 50.000 personnes aux Etats-Unis y auraient succombé, rien que pour l’année 2017. Teva a accepté de payer 85 millions de dollars dans le cadre d’un règlement amiable avec l’Etat de l’Oklahoma, ce qui donne une indication du risque juridique auquel l’entreprise est exposée pour l’ensemble des Etats-Unis, plusieurs milliards de dollars. Et cela sans tenir compte des suites éventuelles devant des juridictions pénales.

En second lieu, Teva est accusé d’avoir conspiré avec d’autres fabricants de génériques (Mylan, Heritage Pharmaceuticals) pour s’entendre sur les prix de leurs produits, et de manœuvrer pour bloquer une enquête parlementaire sur le dossier.

C’est dans ce contexte que l’agence de notation Moody’s a émis des doutes sur la solvabilité de Teva, autrement dit la capacité de l’entreprise à faire face à son endettement, ce qui a aussitôt entrainé une chute supplémentaire de près de 10% du cours de Teva à Wall Street, la bourse de New York.

CAPJPO-EuroPalestine

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