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L’élue américaine Rashida Tlaib refuse les conditions posées par Netanyahou

vendredi 16 août 2019

Retournement de situation : Netanyahou a finalement accepté vendredi que Rashida Tlaib soit autorisée à aller en Palestine "pour des raisons humanitaires", seulement pour y voir sa grand-mère de 85 ans. Mais l’élue américaine vient de refuser ces restrictions et ne veut pas « se courber face à la politique oppressive et raciste d’Israël".

Rashida Tlaib, l’élue d’origine palestinienne, indique qu’elle souhaite renoncer à son voyage en Israël pour voir sa grand-mère suite à la situation humiliante qu’elle a subie, et ne pas vouloir « se courber face à la politique oppressive et raciste [d’Israël] ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi, Rashida Tlaib avait demandé à pouvoir visiter sa famille, et plus particulièrement sa grand-mère, qui vit dans le village de Beit Ur al-Fauqa, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée. « Il pourrait s’agir de ma dernière chance de pouvoir lui rendre visite », a fait valoir l’élue américaine dans sa lettre mise en ligne.

Mais face à la situation, l’élue américaine préfère renoncer indiquant : « J’ai décidé que rendre visite à ma grand-mère dans ces conditions oppressives allait à l’encontre de tout ce en quoi je croyais : combattre le racisme, l’oppression et l’injustice ».

Et elle souligne qu’il est anormal que le territoire israélien soit la seule porte d’entrée pour se rendre en Palestine, où vit sa grand-mère, qui habite près de Ramallah.

C’est justement la réaction qui était attendue côté palestinien. Depuis la décision israélienne d’autoriser finalement la venue de Rashida Tlaib en Cisjordanie occupée, des militants palestiniens lui demandaient sur les réseaux sociaux de refuser cette visite à caractère "humanitaire".

« La puissante membre du Congrès est interdite de territoire mais la petite-fille qui veut voir sa grand-mère est tolérée », analyse le chercheur Tareq Baconi de l’ONG International Crisis Group, qui remarque que cette saga est le reflet d’une longue dépolitisation de la cause palestinienne, désormais transformée en problème uniquement humanitaire.

Pour rappel, Netanyahou avait annoncé jeudi sa décision de refouler les deux élues démocrates, en raison de leur position en faveur du droit à appeler au boycott de cet Etat.

CAPJPO-EuroPalestine

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